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Février 2009
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Vie de l'Eglise
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Des bénédictions entre tradition et nouveauté |
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| 13-01-2009 | |||
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L’Eglise sera présente au salon du mariage à Beaulieu. Face à de nouvelles concurrences, qu’offre-t-elle et que n’offre-t-elle pas?
Des marieurs indépendants n’ont pas manqué de se lancer dans la course, à l’image de Jeltje Gordon-Lennox, ancienne pasteure de Genève qui a quitté son Eglise et propose des mariages à la carte hors des églises au tarif horaire de préparation d’un psychothérapeute. Face à cette offre concurrentielle, l’Eglise élargit-elle son offre? Aucune règle officielle n’aborde encore la question des mariages hors d’une église. Un projet de nouveau règlement ecclésiastique prévoit toutefois que «le mariage est célébré au cours d’un culte, dans une église chrétienne au choix des mariés, sauf circonstance spéciale…» Circonstances soumises à appréciation du Conseil paroissial, non du seul pasteur. Sans démagogieNous avons demandé à deux ministres comment ils réagiraient face à une demande de cérémonie inhabituelle. «Je leur dirais: venez et on discute, répond Vincent Guyaz, pasteur à Ecublens et Saint-Sulpice. Je souhaiterais comprendre le sens de leur demande et qu’eux sachent pourquoi nous faisons les choses de telle manière.» Il aborde cette nouvelle réalité comme un défi. «Il ne faut pas tomber dans la démagogie et oublier notre vocation d’Eglise. Mais il ne faut pas non plus faire entrer de force les gens dans un rituel qu’ils ne reconnaîtraient pas.» Le pasteur ne cache pas sa préférence à célébrer dans une église, «car derrière les pierres, il y a des visages, des croyants qui essaient de vivre un idéal». Sans rigidité, il vient toutefois d’accepter un mariage en plein air. «Pour moi, il n’y a pas qu’une seule manière de marquer le lien avec une tradition chrétienne», justifie-t-il. Il restera profondément attaché au message transmis au couple, «pour qu’ils aient aussi la possibilité de découvrir quelque chose.» «L’Eglise m’a confié la responsabilité du sens de la célébration. Mais elle doit aussi faire sens pour eux, car elle est parole du Dieu d’amour à leur égard: il bénit leur couple.» Les incontournables«Cela fait vingt ans que j’entends des demandes personnalisées, sourit Evelyne Roland, pasteur dans la paroisse d’Oron-Palézieux. J’ai toujours répondu que nous allions discuter pour nous comprendre. Je reste loyale envers mon Eglise, qui a peu de règles strictes.» Pour la pasteure, il y a deux incontournables dans un mariage: la bénédiction de Dieu et une lecture biblique. «Je ne peux pas éluder ces deux moments.» Pour le reste, la pasteure se décrit comme une architecte qui aide à construire une maison. «C’est leur mariage, mais je les aide à ne pas oublier de mettre une porte, un escalier, de bâtir de manière harmonieuse.» Le temps de préparation va être précieux. «C’est pour eux un temps pour réfléchir à leur couple. Le noyau de la cérémonie se construira à partir de leur réflexion.» Evelyne Roland se souvient d’un couple qui voulait que leur chien amène les alliances. «Théologiquement, je n’étais pas opposée mais ne voulais pas que cela perturbe. Je leur ai suggéré de s’exercer à l’église. Constatant que cela ne marchait pas, ils ont renoncé.» Et marier hors d’une église? Oui si cela a du sens et qu’il peut y avoir des témoins. «Dieu est présent partout. Nous installons alors un décor qui invite au recueillement. L’Eglise a intérêt à élargir son offre. Car la liturgie doit rester vivante et faire sens pour les gens.» Les offres concurrentielles laïques ne lui font pas peur. «Elles permettent aux couples de faire appel à nous avec plus d’honnêteté, puisqu’ils ont le choix. De mon côté, j’ai plus de liberté de les interpeller.»
Au salon du mariage
Salon Marinatal du 23 au 25 janvier au Palais de Beaulieu à Lausanne: les Eglises protestante et catholique y tiennent un stand en commun, pour répondre aux questions des futurs époux et présenter ce qu’elles offrent. www.marinatal.ch |
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