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Février 2009
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18 février
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Bible ouverte
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Saints et martyrs, modèles pour aujourd’hui? |
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| 14-01-2009 | |||
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Page 1 sur 2 Les Eglises vivent différemment le souvenir des grandes figures de la foi
Depuis deux mille ans, d’innombrables chrétiens ont tenté de vivre leur foi au plus près de leur conscience. Qu’on les appelle des saints, des martyrs, des témoins de la foi, ces personnes sont perçues de façon différente par les Eglises. Huitante représentants de diverses traditions chrétiennes se sont réunis dans le monastère italien de Bose, en décembre dernier, pour examiner comment ces témoins de la foi pouvaient être un facteur d’unité des Eglises. Le pasteur vaudois Martin Hoegger était du voyage. Catholiques, orthodoxes et protestants donnent une importance toute différente aux témoins de la foi. Pourquoi? Martin Hoegger: Il faut d'abord rappeler que le mot martyr en grec signifie témoin et que, dans le Nouveau Testament, son sens originel indique quelqu'un qui témoigne de sa foi en l'Evangile jusqu'à la fin. En ce sens, nous sommes tous des martyrs ou des témoins si nous sommes fidèles jusqu'au bout. Un témoin n'invente pas ce qu'il dit, il transmet ce qu'il a reçu: la confession de la mort du Christ pour nous réconcilier en Dieu, et de sa résurrection, comme le dit Paul dans la première lettre aux Corinthiens. Dans sa lettre aux Hébreux, il est question de la «nuée des témoins»: il s'agit de tous les croyants de l'Ancien Testament qui ont vécu leur foi jusqu'au bout, dont le témoignage de fidélité encourage les croyants qui ont mis leur espérance dans le Christ. La lecture de la Bible et l'histoire de l'Eglise nous mettent en présence d'histoires de fidélités à Dieu. Toutes les Eglises se réapproprient les histoires de ces saints hommes et femmes. Mais elles le font différemment. Les catholiques et les orthodoxes ont gardé un calendrier et leur ont donné une place importante dans la liturgie. Les protestants n'ont, en général, pas de calendrier et ne les commémorent pas dans leur culte, mais dans des récits et l'enseignement. Luther a dénoncé l'invocation des saints, la considérant comme un abus qui détruit la connaissance du Christ, mais, plus que Calvin, il a souligné l'utilité de les commémorer, notamment dans la Confession d'Augsbourg. De manière générale, le protestantisme a sous-évalué les témoins du passé. Cependant, il y a aussi un courant liturgique, par exemple chez nous, les travaux d'Eglise et Liturgie, qui cherche à donner davantage de place aux témoins de la foi dans la prière de l'Eglise, tout en gardant l'essence du protestantisme, à savoir son christocentrisme.
Ils ont vécu l'évangile.» Certaines figures, comme François d'Assise, sont unanimement admirées par tous les chrétiens. Qu'ont-elles de particulier? Ce qui fait que François d'Assise et d'autres chrétiens parlent à tous les chrétiens - comme d'ailleurs à des membres d'autres religions également - est simplement qu'ils ont vécu l'Evangile. Cela pourrait être une définition simple d'un «saint»: quelqu'un qui a été fidèle à la foi de son baptême, à la Parole de Dieu. Et comme la Parole de Dieu ne passe pas, comme le dit Jésus, le témoignage de cette personne reste actuel. C'est donc leur ouverture à l'Esprit saint et leur vie dans l'Evangile qui continue à toucher. Certains ont vécu les Béatitudes dans le rejet et la persécution: leur manière d'être rappelle celle du Christ crucifié. Ils deviennent ainsi source d'inspiration pour tous. Leur témoignage nous introduit au cœur de la vie chrétienne, qui est de se conformer de plus en plus au Christ humble et aimant.
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