Les éditions
Février 2009
Agenda
- Concert baroque
12 février
- "Anton Bruckner, le ménestrel de Dieu" par René Spalinger
13 février
- Connaître Jung et son œuvre
18 février
- Conférence du Fr. Enzo Bianchi (monastère de Bose, Italie)
18 février
- L'Octogone Théâtre de Pully : "Diplomatie"
18 février
Proposer un événement
|
Suivez le guide
|
Les jardins bahaïs, mausolée spectaculaire |
|
|
| 14-01-2009 | |||
|
Le territoire d’Israël abrite un lieu sacré majestueux, témoin étonnant de la présence d’une religion récente. Visite avec une adepte
Depuis le sommet du mont Carmel à Haïfa, en Israël, l’entrée dans l’un des sites les plus sacrés de la religion bahaïe offre une vue époustouflante sur les jardins multicolores surplombant la Méditerranée. Structurés en dix-neuf terrasses circulaires, ces jardins sont destinés à mettre en valeur le mausolée central du Bab, considéré comme un «messager de Dieu». Sa mission principale a été de préparer la venue du fondateur de la religion bahaïe, Baha’u’llah. Une grande variété d’espèces florales entoure l’allée principale, ponctuée par de multiples fontaines et sculptures en pierre ou en fer forgé. «La beauté, la perfection et l’harmonie des jardins illustrent ce que le monde devrait être, souligne notre guide Sally Weeks. C’est un signe d’espoir, un exemple.» Plus on s’approche du sanctuaire au dôme doré, plus les jardins sont impeccables et formels, alors que se dessine un paysage plus rocailleux et une zone boisée à mesure que l’on s’en éloigne. Sally Weeks est l’une des quelque 700 volontaires bahaïs en Israël. Journaliste retraitée originaire d’Illinois aux Etats-Unis, elle se consacre aujourd’hui entièrement à sa communauté: «Je suis arrivée à Haïfa en janvier 2007 pour servir le Centre mondial bahaï. Mon temps de travail est prévu pour trois ans, après quoi je retournerai chez moi ou prolongerai mon service bénévole ici.» Issue d’une famille chrétienne quaker, elle a découvert la foi bahaïe à l’université. «A l’âge de 21 ans, je me suis convertie non pas par rejet du christianisme, mais parce que je crois que le prophète Baha’u’llah est bien un nouveau messager de Dieu.» Comme Jésus et MahometPour les bahaïs, «Baha’u’llah est un prophète au même titre que Jésus ou Mahomet, explique-t-elle. Nous croyons que chaque prophète dépend des besoins et conditions de son époque. Ainsi, nous acceptons toutes les révélations précédentes. Chaque religion est comme un chapitre du livre de Dieu.» A l’instar de notre interlocutrice, les seuls bahaïs présents en Israël sont des bénévoles temporaires étrangers. Les majestueux jardins sont entretenus par une centaine de personnes, dont la moitié sont des jeunes bahaïs venus des quatre coins du monde pour offrir une ou plusieurs années de service. Les jardiniers permanents sont des employés israéliens locaux. Poussés à l’exilCurieusement, il n’y a pas de communauté bahaïe israélienne. «Dans ses enseignements, Baha’u’llah encourage la diffusion de la religion à travers le monde, excepté en Terre sainte. C’est pourquoi aucun bahaï ne vient s’installer définitivement dans le pays. Un citoyen israélien désireux de se convertir serait en principe tenu de s’exiler.» Chaque année, près d’un millier de pèlerins emprunte le long chemin flanqué de gouttières qui mène au tombeau du Bab. «Si les fidèles le peuvent, note notre guide, ils devraient venir une fois dans leur vie en pèlerinage. Tout au long de l’année, des groupes de bahaïs visitent les lieux saints dans un programme fixe de neuf jours.» Baha’u’llah a choisi lui-même l’emplacement exact où devait reposer la dépouille du Bab. L’accès au temple est ouvert au public. Dans le silence, on y pénètre déchaussé. L’intérieur est sobre, parsemé de tapis orientaux. Aucune image aux murs, seule une prière écrite en arabe et en anglais. Au fond de la pièce, sur un sol surélevé, réside le tombeau du Bab bordé de vases fleuris et de chandeliers. C’est un lieu de prière et de méditation silencieuse. La religion bahaïe prône l’unité de Dieu, de la religion et de l’humanité. Elle a été fondée en Perse (actuel Iran) au milieu du XIXe siècle suite aux révélations du Baha’u’llah, dont l’arrivée avait été annoncée par le Bab, son précurseur martyrisé puis exécuté en 1850 à Tabiz. La religion bahaïe compte aujourd’hui près de six millions d’adeptes dans le monde.
|
|||










Haut de la page