| Suisse: introduction partielle de la charia? Hors de question selon le parti évangélique |
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| 26-01-2009 | |
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Des chrétiens de différents bords ont réagi à la demande d'une introduction partielle de la charia en Suisse. Pour le Parti Evangélique suisse (PEV), il n'y a qu'un système juridique valable pour tous dans un Etat démocratique. Quant au président de la Fédération des Eglises protestantes de Suisse, il estime cette demande contreproductive à l'intégration et défavorable aux femmes. Le débat intervient suite à la publication d'une demande controversée d'introduire partiellement la charia en Suisse, demande faite par le Professeur d'ethnologie fribourgeois Christian Giordano dans le média de la Commission fédérale contre le Racisme . Le PEV Suisse est stupéfié par cette demande et la rejette avec fermeté. «En Suisse nous nous sommes mis d'accord sur une Constitution commune», explique le Conseiller National Ruedi Aeschbacher (PEV, ZH). «Celui qui immigre en Suisse doit se conformer à nos lois et adapter son comportement à nos habitudes». Il serait également possible d'être contre l'introduction de la charia pour des raisons religieuses, cependant l'aspect étatique est clairement prioritaire, relève Aeschbacher qui ajoute: «Si l'on renonce à nos règles de bases communes et que l'on accepte que différentes catégories de population aient des principes législatifs différents, cela engendrera la fin de la Suisse telle que nous la connaissons». Pas de communauté parallèleL'introduction partielle de la charia pour la population musulmane serait diamétralement opposée à tous les efforts d'intégration, souligne Joel Blunier, secrétaire général du PEV Suisse: «Nous sommes un pays à racine chrétienne et voulons accentuer et renforcer ces valeurs de base. Cela semblerait plus que bizarre d'accorder à une partie de la population de pouvoir se conformer à des règles spécifiques et différentes.» Avec l'introduction d'une jurisprudence séparée, il se passerait exactement ce que le PEV souhaite éviter par dessus tout: la formation d'une société musulmane parallèle. «Les musulmans en Suisse doivent pouvoir exercer librement leur religion, comme tous les autres groupes religieux», souligne Blunier. «Cependant, il est clair qu'ils doivent faire cela dans le cadre du droit Suisse». Réaction protestante
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