| Italie: l'Eglise catholique réagit au décès d'Eluana Englaro |
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| 11-02-2009 | |
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Immédiatement après le décès d'Eluana Englaro, une Italienne de 38 ans dans le coma depuis 17 ans, des responsables du Vatican ont qualifié cette fin de «tristesse» ou d'«assassinat» et réaffirmé leur volonté de combattre pour «le droit à la vie». L'Eglise catholique italienne et le Vatican, dont Benoît XVI lui-même, étaient intervenus à plusieurs reprises pour empêcher l'arrêt de l'alimentation et de l'hydratation de cette femme, pourtant autorisé par la justice italienne après plusieurs mois de procédure et de polémique. Intervenant sur Radio Vatican, le Père Federico Lombardi a affirmé que ce décès «ne peut pas ne pas nous laisser une ombre de tristesse vu les circonstances dans lesquelles il a eu lieu». «Mais, a-t-il ajouté, pour le chrétien la mort physique n'est jamais le dernier mot». Le «porte-parole» du Saint-Siège, a indiqué que l'Eglise «continuera à chercher, y compris au nom d'Eluana, les moyens les plus efficaces de servir la vie». «Un assassinat»Pour sa part, le cardinal José Saraiva Martins, ancien chef de dicastère de la curie romaine, a dénoncé ce qu'il a vu comme «un assassinat». Membre du Conseil pontifical pour la santé, le cardinal portugais a fait part de sa «grande tristesse devant la violence avec laquelle cette vie humaine a été supprimée». Agée de 38 ans, dans un coma végétatif depuis un accident de voiture en janvier 1992, Eluana Englaro est décédée à Udine (nord-est de l'Italie) peu après 20 heures le 9 février. Elle est morte un peu plus de trois jours après l'arrêt de son alimentation et de son hydratation, beaucoup plus rapidement que ses médecins ne le laissaient prévoir. Peu après la mort d'Eluana Englaro, de nombreuses personnes sont venues se recueillir devant la clinique privée d'Udine où elle avait été acceptée une semaine plus tôt. Le débat autour du cas d'Eluana Englaro, qui avait entraîné de nombreuses prises de paroles de responsables de l'Eglise, s'était également récemment transformé en polémique au sein de la classe politique italienne. Ainsi, le chef de l'Etat, Giorgio Napolitano, avait refusé de signer le décret-loi d'urgence adopté le 6 février dernier par le gouvernement de Silvio Berlusconi pour empêcher l'arrêt de l'alimentation d'Eluana Englaro.
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