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Anne Baecher: «Un pont entre les gens et l’Eglise» Version imprimable Suggérer par mail
25-02-2009
 

Vous-même, comment vous situez-vous par rapport à la religion?
Je suis croyante. La foi est pour moi une chose très intime. Je préfère qu’elle s’exprime dans ma manière d’être, même au milieu d’une équipe de lulus comme à «La soupe», plutôt que par le fait de la clamer à tout vent. Mais la foi est essentielle dans ma vie.

Casser du sucre sur les Eglises d’un côté, les servir de l’autre, n’est-ce pas pour vous un difficile exercice de grand écart?
En produisant «La soupe», je n’ai pas l’impression de casser du sucre sur l’Eglise. Quand un chroniqueur dénonce M. Williamson, c’est le rôle d’une émission satirique de le faire. Je ne fais pas de censure de mes chroniqueurs. Ce ne sont pas Dieu et la foi qui sont mis en question. Nous nous moquons plutôt des travers humains. Cela ne fait pas de nous des gens meilleurs que les autres. Nous sommes les premiers à nous moquer les uns des autres. C’est risqué évidemment. Et pas toujours confortable. Mais je ne suis pas deux personnes différentes. Je suis bien la même personne dans les deux émissions. Le mandat n’est pas le même.

Qu’avez-vous découvert en travaillant à des émissions religieuses à la radio, ou à la télévision avec «Les péchés capitaux»?
J’ai travaillé pendant cinq ans au service protestant de radio. Ma motivation principale pour travailler dans le domaine religieux, de la foi et des croyances était la curiosité, l’exploration, la rencontre avant tout. Ces domaines sont incroyablement enrichissants, non seulement sur le plan intellectuel et culturel, mais aussi humain. L’émission «Les péchés capitaux» était un excellent moyen pour apprendre à connaître quelqu’un. Quand quelqu’un vous parle de ses pires péchés, il vous en dit long sur lui. Je suis reconnaissante des gens qui acceptaient de jouer le jeu,

  • V.Vt

Biographie express

Anne Baecher, 45 ans

  • Une émission: «La crypte», dont la première, sur le thème de l’argent, sort sur les télévisions locales dès le 27 février. Anne Baecher a invité Jacques Neirynck dans le bar clandestin de Bill McComish, sous la cathédrale de Lausanne. Une discussion à trois sur la crise, les banques et la religion.
  • Une famille: «Oui!»
  • Une fierté: L’écriture de la pièce de théâtre «Monozygote», jouée à Fribourg à mi-février.