Les éditions
Mars 2009
Agenda
- "Ouverture sur le monde" par Diane Barraud
07 février
- "L'interdisciplinarité: nouveau style de pensée à l'heure des Humanités 2.0" par Gloria Origgi
07 février
- Concert baroque
12 février
- "Anton Bruckner, le ménestrel de Dieu" par René Spalinger
13 février
- Connaître Jung et son œuvre
18 février
Proposer un événement
|
Edito
|
Rome si loin, Sion si proche |
|
|
| 25-02-2009 | |
|
C’était lors d’un week-end de notre Comité de l’Association des familles interconfessionnelles de Suisse à Montana, fin janvier.
Ce même week-end de clôture de la Semaine de prière pour l’unité des chrétiens, le pape Benoît XVI annonce la levée des excommunications des quatre évêques intégristes. Je m’entends encore avoir cette réaction, à froid, dans la sacristie de l’église, avec l’un de mes confrères catholiques: «Seul point positif, à mes yeux, les familles divisées entre intégristes et conciliaires pourront peut-être à nouveau communier ensemble, notamment en Valais.» De mon côté, une demi-heure plus tard, je ne pourrai communier lors de ladite messe, où j’ai prononcé l’homélie. Ma femme, catholique, ira seule… Qu’on se le dise: il est plus difficile et douloureux de gérer un schisme après cinq cents ans qu’après vingt ans, quel qu’il soit! Le temps casse, le temps passe, puis le temps lasse… Il y a vingt ans, c’est un prêtre de ma belle-famille qui – alors vicaire épiscopal à l’évêché de Sion – a reçu un certain Joseph Ratzinger, porteur de la bulle d’excommunication de Mgr Lefebvre, avec la mission de la lui remettre. Notre cousin prêtre est mort. Ratzinger est devenu pape. Peut-on lui reprocher de vouloir renouer de son vivant? Pastoralement, certainement pas. Politiquement, juste après les déclarations catastrophiques de Mgr Williamson, certainement. Théologiquement, une question demeure: comment renouer avec des gens qui persistent à refuser les ouvertures de Vatican II en matière d’œcuménisme et de liberté religieuse? On promet, à Rome, que le Concile est non négociable… Reste aux protestants à savoir qu’ils ne sont pas les seuls à pouvoir éprouver de la colère! Combien d’évêques, prêtres et fidèles en éprouvent aussi. Que chacun examine si sa colère le poussera, ou non, au lien: dialoguer et dialoguer encore. Et changer ce qu’il peut, chez soi d’abord.
|









En plus de nos travaux, nous avions prévu une participation active à la messe samedi soir et au culte dimanche matin.
Haut de la page