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Signe de la vie démocratique de l'Eglise protestante vaudoise, le
Conseil synodal, son exécutif, sera renouvelé en juin prochain suite à
des élections. Plongée dans cette institution vénérable. Le témoignage
de trois sortants et les explications du président du Synode
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Le Conseil synodal et le chancelier en séance à la maison Levade
Photo : Alain Herzog
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Olivier Leuenberger, président du Synode, le législatif de l’Eglise, explique le fonctionnement et les défis qui attendent le Conseil synodal
A quoi sert un conseiller synodal?
Olivier Leuenberger: Selon notre règlement, nous avons trois organes principaux: le Synode qui est le délibérant, le Conseil synodal qui est l’exécutif, et enfin l’or-gane de contrôle financier. Le Conseil synodal assure la direction générale de l’Eglise. Il veille à sa vie communautaire et spirituelle, met en œuvre les décisions du Synode et lui rend compte de sa gestion. C’est vraiment le gouvernement de l’Eglise. Ce système ressemble au système civil. Il existe depuis le XVIe siècle.
Comment fonctionne-t-il?
Son organisation est remise sur la table en ce moment. Il compte actuellement un membre à plein temps et six membres défrayés à 30% chacun. Au vu de la grosse masse de travail, le Synode des 27 et 28 mars va décider s’il faut modifier ces pourcentages pour la prochaine législature. Pour le reste, le Conseil synodal s’organise lui-même. Il se répartit les dicastères et les fonctions de président, de secrétaire... Il siège usuellement le lundi matin à la maison Levade près de la cathédrale.
L’élection des conseiller synodaux est-elle vraiment démocratique?
Oui vraiment. Nous fonctionnons selon une démocratie indirecte, par représentation, sur une hiérarchie à trois niveaux. A la base, les paroisses, par leur assemblée paroissiale, élisent leur Conseil paroissial et leurs représentants régionaux. Au deuxième niveau, l’assemblée de chaque région élit son Conseil et ses représentants au Synode. Enfin, le Synode est l’organe délibérant au sommet, qui élit le Conseil synodal. Je ne crois pas qu’une démocratie directe fonctionnerait mieux que cela. Toute personne qui se dit membre et reconnaît les principes constitutifs de notre Eglise peut prendre part à la démocratie. Chacun a droit de vote dès 16 ans et est éligible dès 18 ans.
Comme il n’y a pas de partis, sur quel programme les candidats sont-ils élus?
Les candidats répondront à une liste de questions préparées par le bureau du Synode. Cela permet de mieux connaître les candidats, leur vision de l’Eglise plus qu’un programme. Car il y a une nouveauté: le programme de législature du Conseil synodal devra être collégial. Il sera soumis au Synode. Il n’y a donc pas d’individu qui vend son programme. A défaut de partis, les élections se préparent déjà dans les régions. Cela discute. En outre, les membres du Synode feront connaissance des candidats le 24 juin.
Quels enjeux pour ces élections?
Nommer le gouvernement de l’Eglise est un enjeu en soi! De nouveaux défis l’attendent. Les relations entre l’Eglise et l’Etat, et entre les communautés reconnues par l’Etat, ont été réglées, je l’espère, durant cette législature. Il ne faut plus construire ces relations, mais les entretenir. D’autres enjeux importants vont être abordés, qui n’ont pas pu être réglés compte tenu des urgences. Il s’agit surtout de savoir quel enseignement religieux nous voulons transmettre et comment organiser les ministères – quels rôles seront donnés aux pasteurs, aux diacres et aux laïcs? Des dossiers qui touchent le terrain. Cette législature sera davantage orientée sur comment nous voulons vivre l’Evangile dans le monde actuel.
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