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Avril 2009
Voyage
En Syrie Du 10 au 19 septembre 2010
Damas – Bosra – Maaloula – Palmyre – Alep – Saint-Siméon – l’Euphrate
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- Retraite œcuménique selon les exercices spirituels de Saint Ignace de Loyola
30 juillet
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27 septembre
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Notre sondage
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Parlons éthique
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«Ethique indispensable» |
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| 25-03-2009 | |||
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Paul H. Dembinski, directeur de l’Observatoire de la finance, dénonce la «financiarisation» des trente dernières années
Le système financier actuel est-il encore viable?
La grande question consiste à savoir s’il suffit de replâtrer tel ou tel morceau pour que le «système» retrouve sa cohérence d’antan et reparte – comme une voiture après révision – où s’il faudra, pour continuer l’image, penser à un autre moyen de locomotion. Je pense pour ma part que le «système financier» va subir une transformation assez radicale dans les années à venir. Notamment à cause d’un changement dans les attentes de ses utilisateurs: entreprises et individus. La finance semble n’avoir tiré aucun enseignement du passé. Les crises sont-elles donc inéluctables? Il y a crise et crise. Cette fois-ci, elle est partie du cœur de la finance mondiale pour atteindre l’économie. Elle frappe aujourd’hui l’économie des pays les plus pauvres (Inde, Chine, Brésil) qui ont misé sur l’exportation vers le Nord. Les plus pauvres parmi les pauvres risquent de payer un lourd tribut aux frasques de nos traders qui ont été élevés comme des bêtes de combat. Ce n’est pas la première fois dans l’histoire récente que les plus pauvres paient. C’est un scandale. Aujourd’hui, la crise n’est plus financière, elle est économique et je crains que demain elle puisse devenir sociale. Les leçons à tirer des crises passées devraient être politiques. Les turbulences qu’elles ont générées dépassent aujourd’hui, et de loin, la finance seule.
L’intervention de l’Etat est-elle inévitable?
Contrairement à un mythe tenace, le marché, pour bien fonctionner, a besoin à la fois d’une certaine dose de régulation et d’une éthique partagée par ses utilisateurs. Si, aujourd’hui, on parle beaucoup de l’Etat, on parle moins d’une renaissance éthique, qui est indispensable à un retour en grâce de la finance.
Existe-t-il un socle de valeurs communes susceptible de réguler le marché?
Article paru dans «La vie protestante, Genève» * www.obsfin.ch/manifeste.htm . A lire: Paul H. Dembinski, «Finance servante ou finance trompeuse?» Ed. DDB, 2008 |
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