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Mai 2009
Voyage
En Syrie Du 10 au 19 septembre 2010
Damas – Bosra – Maaloula – Palmyre – Alep – Saint-Siméon – l’Euphrate
Agenda
- Retraite œcuménique selon les exercices spirituels de Saint Ignace de Loyola
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Dossier
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Les chrétiens face à Darwin |
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| 28-04-2009 | |||
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Page 1 sur 2 2009 marque les 200 ans de la naissance de Charles Darwin et les 150 ans de son livre «L'origine des espèces». Quatre scientifiques décrivent le choc que cette pensée novatrice a provoqué sur le christianisme et ses conséquences aujourd'hui
Un naturaliste révolutionnaire
Son voyage autour du monde a été une chance extraordinaire pour le jeune Darwin. Durant cinq ans, il a sillonné les mers et, en scientifique méticuleux, tenu un journal détaillé de ses observations d’espèces animales jusque là méconnues. Cette somme formidable d’observations, unique pour son époque, lui a permis, à son retour, de formuler une théorie révolutionnaire pour son temps. «A l’époque, explique Daniel Cherix, certains pensaient que l’apparition de nouvelles espèces était due à des catastrophes, comme le déluge. Le plus grand mérite de Darwin est d’avoir réuni suffisamment d’éléments pour mettre en place une théorie qui rende compte de l’évolution du monde animal et végétal.» La théorie de Darwin est, dans ses grandes lignes, si simple, qu’on s’étonne que personne n’y ait pensé plus tôt. Il observe que, au sein de chaque espèce, ou de chaque population, chaque individu partage un grand nombre de traits avec les autres, mais s’en distingue aussi par de petites différences. Certains individus font ainsi mieux face à des conditions extérieures particulières, comme une glaciation, une variation des ressources alimentaires ou un nouvel environnement. Ces individus vont se reproduire, transmettre leurs différences et rendre ainsi l’espèce ou la population mieux adaptée aux conditions nouvelles. «Avec cette compréhension, Darwin a provoqué une véritable révolution en biologie, note Daniel Cherix. C’est d’autant plus remarquable que, de son temps, la génétique n’existait pas encore.» Avec Darwin, on s’est rendu compte que le monde était beaucoup plus ancien qu’imaginé, et que tous les êtres vivants pouvaient remonter à un ancêtre commun, une cellule, ou un amas de cellules. «Darwin avait reconnu qu’il y avait des filiations entre espèces, explique le conservateur. Il a dessiné un arbre de la vie. Chez l’éponge et chez un primate, beaucoup plus complexe, vous trouvez des points communs. Nos cellules et celles de l’éponge ont des réactions proches, à la lumière, au besoin de nourriture...» Le fait que la théorie de Darwin contredise le texte de la Genèse a choqué à son époque. «Il n’y a pas de raison de reporter ce différend aujourd’hui, estime le scientifique. La science et la religion ne suivent pas la même démarche. Il n’y a pas d’incompatibilité. Je n’ai aucun problème avec la Genèse. C’est un texte génial, dans le sens où on y a mis, dans le cours du temps, des événements. La Genèse part de choses simples, qui se complexifient au fil de la semaine. L’évolution n’a rien fait d’autre que cela.» Daniel Cherix a davantage de difficulté à accepter la place prépondérante attribuée à l’homme. «L’homme est sans doute l’espèce la plus dévastatrice qui ait jamais existé sur terre, note-t-il. Il a de la peine à se placer dans le système naturel et à vivre en intelligence avec lui.»
Quelle morale après le darwinisme?
Après Darwin, les scientifiques et nombre de nos contemporains considèrent ne plus avoir besoin de faire référence à Dieu dans la création et dans le développement de la vie sur la Terre. Que leur répondez-vous?
Si la nature se développe comme nous le dit Darwin, pourquoi les lois de la nature ne pourraient-elles pas servir de base à la morale et régler nos comportements?
L’homme était au sommet de la création divine, il devient une simple espèce animale. On a l’impression d’une victoire à la Pyrrhus…
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«Nous sommes partis en famille sur les traces de Charles Darwin en Patagonie. Il y a exploré un monde que nous ne pouvons plus voir aujourd’hui, des espèces et des milieux qui ont disparu, raconte Daniel Cherix, conservateur du Musée de zoologie à Lausanne. A l’inverse nous avons visité des endroits auquels lui-même, au début du XIXe siècle, n’avait pas eu accès.»
François Euvé, agrégé de physique et docteur en théologie, est l’auteur du livre «Darwin et le christianisme». Il répond aux questions difficiles que Darwin pose aux chrétiens
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