Les éditions
Mai 2009
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18 février
- Conférence du Fr. Enzo Bianchi (monastère de Bose, Italie)
18 février
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18 février
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Spiritualité
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Une musique contemporaine pour mieux méditer |
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| 28-04-2009 | |||
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Le Requiem de Jean-François Monot sera donné en première mondiale à Aigle. Des compositeurs confient comment écrire une œuvre sacrée aujourd’hui
Après Mozart ou Schubert, pourquoi composer encore un requiem? «A l’approche de mes 60 ans, j’ai envie de réfléchir à la vie, à la mort, confie Jean-François Monot. Je ne suis pas à proprement parler croyant, mais spiritualiste. Tout le pan des activités humaines qui consiste à vouloir se transcender, à se projeter dans l’avenir, me motive.» Pour le musicien qui dirige la Chorale du Brassus, la liturgie de la Messe des morts touche des choses profondes de l’être humain. Il la dédie à la mémoire de son ami et maître à penser Jean-Marie Auberson. «Le Requiem est une sorte de conscience que les vivants ont de la mort, explique Jean-François Monot. Le sujet est dramatique au sens théâtral du terme. Ces textes se prêtent bien à une mise en musique, avec des climats très différents.» Le compositeur annonce une œuvre «accessible au public à la première écoute». «J’aime sentir le retour direct de l’auditoire. Mon Requiem s’adresse à celui qui aime le chant sans avoir besoin d’être initié à la musique d’avant-garde.» Un souffle à trouverLa Fête cantonale sera aussi l’occasion d’entendre un nouveau Credo pour voix de dames du compositeur vaudois Blaise Mettraux. «Composer une œuvre sacrée n’est pas différent d’une autre musique, nous confie-t-il. Sauf qu’il y a une espèce de souffle à trouver. Je cherche une musique avec des phrases longues qui élèvent, quelque chose d’apaisant. Personne ne peut écrire une œuvre religieuse sans s’impliquer. Etre croyant, cela aide.» La composition sacrée préférée de Blaise Mettraux est toujours sa dernière. «Chacune me touche car elle correspond à un instant de ma vie. Ma vision de la religion évolue. Cela ne me dérangerait pas d’écrire à partir de beaux textes d’autres religions, qui me paraîtraient universels.» «Je suis un instinctif»Parmi les compositeurs du canton, Dominique Gesseney Rappo est un incontournable. Tout le monde a déjà entendu une de ses compositions ou harmonisation. «Je suis croyant. Les œuvres sacrées de concert sont un peu mon terrain, même si je suis en ce moment plus dans l’instrumental. Elles se composent souvent sur demande, pour une occasion.» Son célèbre «Mystère du Calvaire» répondait à l’appel de l’Eglise protestante pour la fête «Pâques 91». Le compositeur travaille de manière instinctive. «Créer une œuvre sacrée n’est pas très différent d’une autre. Quand le texte est beau, j’investis la même énvergie. Je m’imprègne des images et des rythmes qu’il véhicule.» Sans trop penser au public. «Il faut se laisser aller, ne pas se mettre de freins.» De quoi aborder le vaste débat sur la musique dissonante. «La musique est vivante. Chaque époque exprime les choses différemment. Les musiciens ont complexifié le système tonal jusqu’à le rejeter. L’étau se desserre aujourd’hui. C’est une recherche, comme dans le jazz et la musique ethno.»
Fête cantonale à Aigle
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