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La crise apporte son lot de stress et de difficultés. A la maison comme au travail. Nos spécialistes vous viennent en aide
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A éviter à tout prix, le repli sur soi
Photo : Istock
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1. Une diminution de son revenu, comment faire face?
Karine Tzaud, assistante sociale au Centre social protestant Vaud , conseille:
- Le premier conseil est de dresser un budget qui comprend toutes les charges courantes.
- S’il y a plus de charges que de revenu, faire appel à un service spécialisé pour éviter de s’endetter.
- Autre idée: demander une réévaluation des impôts pour réduire les acomptes. Vous vous retrouvez peut-être dans une situation où vous avez droit à des aides complémentaires, par exemple des subsides pour l’assurance maladie.
- Pour plus de détails, la nouvelle ligne cantonale Info-Budget 0840 4321 00, dont le CSP est un des partenaires, peut vous venir en aide. Du lundi au jeudi de 8h30 à 13h.
Le site www.dettes.ch est un bon site de conseils budget/dettes ou www.ciao.ch pour les jeunes.
- N’attendez pas de vous retrouver dans une situation difficile avant de faire appel à Info-Budget!
2. Des tensions au travail, comment faire face?
Pierre Farron, pasteur à Eglise et travail en ville
- Ma première recommandation est de faire le point, avec un tiers, pour vérifier si ma peur est adaptée à la réalité. Mes angoisses sont peut-être excessives. Je devrais peut-être renforcer tel aspect un peu faible de mon terrain professionnel en suivant la formation que j’ai toujours remise. Ou au contraire, je me fais un souci excessif, même si mon entreprise est chahutée.
- A éviter à tout prix, le repli sur soi. C’est le grand danger. Celui qui y cède et brasse seul son inquiétude manque d’objectivité et a moins de ressources. Le lion fait moins peur dans la savane que dans la forêt, dit un proverbe africain. Si je vois de loin le danger, il est moins inquiétant. Dans le domaine professionnel, il faut soigner son environnement de travail, ses amitiés, prendre le temps de vivre dans un cadre communautaire, associatif ou paroissial. Sans oublier l’exercice physique.
- Même dans une situation très tendue et de rivalité avec les collègues, je recommande de jouer la carte des relations respectueuses avec les autres. C’est la carte gagnante. Tenez-vous à distance des ragots et des complots. Il n’y a pas de gagnants à ce jeu-là. Tôt ou tard, ceux qui s’y adonnent en sont les victimes.
- Pour plus de soutien, n’hésitez pas à vous adresser à la permanence Trav’aïe!. Salle de paroisse de Saint-Laurent à Lausanne, sous l’église. Accueil le jeudi de 17h à 18h. Tél. 021 647 97 79
3. Angoissé face à l’avenir, comment faire face?
Laure Gfeller De Grandi, physiothérapeute de la restauration du souffle et sophrologue en maternité, recommande:
- Mon premier conseil est de revenir aux perceptions de l’instant, de se recentrer sur le présent en partant de notre corps. Nous sommes un corps, avant tout. Notre condition humaine est la merveille d’avoir un corps qui respire. A l’écoute de notre propre corps, le souffle est ce fil qui nous relie au monde et à son unité. Nous sommes en train de respirer avec des milliards d’autres êtres vivants. Au lieu de nous soucier de l’avenir, nous sentons alors que nous sommes un avec la création.
- Je pose des questions: «Qu’est-ce qui m’empêche d’être à l’aise? Comment me donner les moyens d’être à l’aise dans mon corps, mon cœur et mon esprit? Qu’est-ce que je veux à la place de la peur de l’avenir?» Il faut apprendre à dire avec des mots ce que nous voulons mettre à la place du mal-être. A transformer une plainte en un objectif.
- Certains pourront être aidés par des professionnels de la relaxation. Prenez le temps de vérifier le professionnalisme des thérapeutes de la relaxation que vous choisissez! En nous laissant respirer tout à fait naturellement, nous retrouvons une confiance profonde, qui ressemble à l’abandon des tout petits enfants qui s’endorment dans nos bras.
- Trois phrases avec lesquelles méditer: tout est mouvement, tout change et évolue. Nous sommes tous de la même argile, ce ne sont que les moules qui diffèrent.
Nous sommes tous un, toute séparation est illusion, nous voici tous reliés par notre même appartenance à la vie.
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