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La théologie est sauve Version imprimable Suggérer par mail
01-07-2009

Dominique Arlettaz, recteur de l’Université de Lausanne, se réjouit. Avec les universités de Genève et Neuchâtel, il a trouvé une forme inédite de coopération

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La Faculté de théologie reste aussi à Lausanne.

Photo : Silvano Pradec - Unil 


Qu’y a-t-il de nouveau dans l’enseignement de la théologie et des sciences des religions dans les trois universités de Lausanne, Genève et Neuchâtel?
arlettaz_100Dominique Arlettaz: Nous avons trouvé une bonne solution et nous nous réjouissons de la faire vivre. Une chose importante d’abord: certains annonçaient la disparition de la théologie de Lausanne. Il n’en est rien. La Faculté demeure, tout comme son ancrage dans la région et dans la société. Ce n’est pas parce que nous partageons avec d’autres, que nous diminuons la présence de la théologie à Lausanne. L’accord conclu touche trois universités et plusieurs Facultés: théologie et sciences des religions, lettres, sciences sociales et politiques… Nous avions déjà une coordination pour le master en théologie, nous l’étendons à tout le cursus de la théologie et de sciences des religions. Nous libérons des moyens pour étudier de nouveaux aspects du christianisme. Pour les étudiants, l’offre sera élargie. Les frais de déplacement sont remboursés aux étudiants qui devront se déplacer.

La solution trouvée apparaît assez complexe. Une telle structure est-elle stable et durable?
La solution trouvée entre les universités est bonne car elle ne nécessite pas de modification de lois. Nous maintenons une Faculté de théologie et de science des religions à Lausanne. Ce qui peut paraître compliqué ce sont les trois organes de coordination. Ce sont trois structures communes aux trois universités de Lausanne, Genève et Neuchâtel: un Collège de théologie protestante, un Collège de la formation continue en théologie et le Collège de sciences des religions. Nous organisons ensemble l’enseignement pour former les étudiants en théologie et en sciences des religions. Et nous allons pêcher les compétences là où elles se trouvent. C’est une nouvelle manière de gérer les universités. Pour améliorer la recherche, nous organisons de véritables pôles de compétences dans chaque université, selon une répartition déterminée (voir encadré). Ensemble, nous avons toutes les compétences, nos spécialistes sont plus forts et jouissent d’une meilleure visibilité internationale. Notre interdépendance garantit une certaine stabilité et de bonnes chances de succès.

Cette nouvelle configuration a-t-elle de quoi séduire de nouveaux étudiants?
Oui, car nous étendons l’organisation aux sciences des religions, que nous allons renforcer et étoffer et dont les cours sont souvent suivis par des étudiants d’autres Facultés. Cela permettra d’offrir une formation intéressante aux personnes attirées par le fait religieux au sens large.

Les professeurs des différentes branches ont-ils tous retrouvé un poste dans la nouvelle constellation?
Oui, tout le monde a un poste. De plus en spécifiant les domaines, nous allons engager de nouveaux professeurs grâce à un financement fédéral, par exemple deux postes à Lausanne de professeurs ordinaires. Des gens qui sont dans les nouvelles thématiques. Les trois pôles de compétence seront marqués par des mises au concours de nouveaux postes.

  • V.Vt

 

Une solution originale

1. Des pôles de compétence bien délimités
  • Université de Lausanne
    • Sciences bibliques
    • Anthropologie et histoire des religions
    • Sociologie et psychologie des religions
  • Université de Genève
    • Théologie systématique, et éthique
    • Histoire du christianisme et Histoire de la Réformation
  • Université de Neuchâtel
    • Théologie pratique
    • Culture chrétienne

2. Des Collèges communs, sous le contrôle des rectorats des trois universités

  • Collège de théologie protestante
  • Collège de formation continue en théologie
  • Collège de sciences des religions