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Juillet - août 2009
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- Concert de l'Ensemble baroque du Léman
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05 février
- Concert de l'Ensemble baroque du Léman
05 février
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07 février
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07 février
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Culture
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Echo cannois |
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| 01-07-2009 | |||
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Membre du Jury œcuménique au Festival, le pasteur Serge Molla témoigne
Cette réalisation est roborative, d’autant plus lorsque le mot crise imprègne tous les discours, lorsqu’elle-même pénètre tant les individus que les couples ou les familles. A travers l’histoire d’un postier déprimé, fan de football et du mythique Cantona, le réalisateur anglais refuse de céder au fatalisme. Il convoque l’amitié et la solidarité pour réveiller un être et redonner vie à ses relations, tout en s’opposant avec finesse et humour à l’individu roi. Si bien que la surprise du postier est celle du spectateur face à un Eric Cantona qui avoue que la plus belle action dont il se souvient n’était pas un but, mais une passe. Sans perdre son attention sociale, Loach raconte une véritable parabole, soit une histoire de royale dimension. L’autre film majeur est celui de Michael Haneke, «Le ruban blanc», qui a obtenu la Palme d’or et une Mention du Jury œcuménique. Ce film, en noir et blanc et d’une grande beauté, appelle à la vigilance. Il décrit la vie quotidienne d’un village de l’Allemagne du Nord protestante juste avant l’éclosion de la Première Guerre mondiale. Lorsque tout couve au cœur d’une microsociété, le pire est à craindre sur une large échelle. Vingt ans plus tard, soit lorsque les enfants du film seront adultes, le Führer aura remplacé le Christ avec les conséquences mortifères que l’on sait. Mais qui accepte d’être attentif aux symptômes de notre violence personnelle qui creuse le lit de la violence sociale et politique? Hier, l’idéologie (religieuse) érigée en absolu a entraîné l’horreur. Certes, mais qu’en est-il aujourd’hui? Haneke ne donne pas de leçon, il rend attentif. C’est dire la nécessité de son travail.
A lire
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