Les éditions
Juillet - août 2009
Agenda
- Concert baroque
12 février
- "Anton Bruckner, le ménestrel de Dieu" par René Spalinger
13 février
- Connaître Jung et son œuvre
18 février
- Conférence du Fr. Enzo Bianchi (monastère de Bose, Italie)
18 février
- L'Octogone Théâtre de Pully : "Diplomatie"
18 février
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La colère de Céleste
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Et la lune s'eclipsa |
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| 01-07-2009 | |
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L'anniversaire qui laissera tout le monde froid, cet été: les 40 ans de la Lune. Je parle de sa conquête, bien sûr, et non de l’astre qui donne des ailes aussi bien aux poètes qu’aux amoureux. Il paraît que le 21 juillet 1969 est un jour que les plus de 45 ans auraient présent à l’esprit. Tous se souviendraient du lieu où ils se trouvaient et de ce qu’ils faisaient, dit-on, quand Neil Armstrong est devenu le premier homme à marcher sur la Lune. Etais-je trop petit? De cette journée, j’avoue n’avoir aucun souvenir particulier. Tout ce que je me rappelle, c’est l’excitation qui régnait. Les adultes suivaient, le souffle coupé et les yeux rivés à leur écran de télévision, chaque mouvement des astronautes vêtus de scaphandriers blancs. L’Homme, avec un grand H, accomplissait un bond de géant et l’humanité réalisait un vieux rêve. Tiens, ce dont je me souviens aussi, c’est que cette frénésie ne dura pas plus de deux ou trois saisons. L’engouement retomba vite, si vite que la Lune prit un coup de vieux. Et elle n'est pas près de retrouver sa jeunesse: en annonçant récemment leur intention d’y retourner, les Américains ont suscité partout une indifférence à peine polie. Cette pauvre NASA! Tous ces efforts, toute cette ingéniosité et tout cet argent pour rien, finalement. Et pour une destination qui, franchement, ne vaut pas Rome, Paris, Rio de Janeiro, les îles grecques ou Venise. Et ne parlons pas de Lavaux qui, elle aussi, a autrement plus de charme que le sol lunaire. Mais allez expliquer cela à un esprit scientifique...
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