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Septembre 2009
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Spiritualité
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Des moines en quête d’absolu |
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| 25-08-2009 | |||
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Une même recherche mystique dans toute religion? Témoignage
Des différences mais aussi des points communs. Le nouveau calendrier interreligieux des éditions Enbiro compare la quête mystique dans les grandes religions. Pour en savoir plus, nous avons rencontré Jean-Bernard Simon-Vermot, chanoine de Saint-Maurice passionné par le «dialogue interreligieux monastique». Le religieux de 83 ans a vécu pendant quinze ans en Inde dont il est revenu avec un nouveau regard. «Le dialogue qui aborde l’expérience spirituelle exige de bien connaître l’autre religion, de se libérer des préjugés, mais aussi de s’engager dans sa propre foi», nous explique-t-il. Les rencontres interreligieuses lui révèlent qu’hindous, bouddhistes, musulmans et chrétiens sont «mus par un même mouvement du cœur». Trois points communs s’observent chez tout mystique. D’abord, un sens de l’infini: «Les chrétiens le nomment Dieu, mais pas les bouddhistes», clarifie le chanoine. Ensuite, cet absolu est ce que tout être humain doit rechercher: «Nous sommes d’accord que les bienfaits matériels risquent de nous le faire oublier.» Enfin, l’exigence de la recherche elle-même: «Tout moine considère qu’il faut s’y mettre pour de bon.» Une telle quête se retrouve dans toutes les cultures, parce que «nous sommes enfants de la même famille, de l’ultime, quel que soit le nom que nous lui donnons». Y aurait-il alors plusieurs voies pour un même but? «C’est un vrai problème, répond Jean-Bernard Simon-Vermot. Il faut être ouvert et en même temps attaché à sa foi. Je ne tombe pas dans le relativisme qui prétend que toutes les religions sont équivalentes. Le christianisme est issu d’une révélation. Mais la Bible elle-même montre qu’il y a eu plusieurs révélations. L’alliance cosmique avec Noé s’est ensuite particularisée avec Moïse. Il y a donc communauté, mais distinction. Voilà pour la théorie. Dans le concret, Dieu peut passer par-dessus tout cela.» Un but finalLe regard vif du chanoine perçoit tout de même un but final commun. «Les chrétiens l’appellent le Royaume de Dieu. Si nous gardons cela à l’esprit, les diversités causent moins de problèmes. Mais en attendant, nous ne pouvons pas tout mélanger. Nous respectons les cadres, sinon nous sommes dans la confusion. Nous ferions preuve d’une mauvaise connaissance des religions.» Car il y a des différences inconciliables. «La quête spirituelle du chrétien vise à la communion intime avec Dieu. Mais dans cette communion, l’homme reste distinct de Dieu. C’est une différence radicale d’avec les hindous et les bouddhistes», rappelle le chanoine. Autre distinction, la charité. «Nous pourrions croire que la compassion bouddhique en est l’équivalent. Mais la motivation est différente. La charité chrétienne découle de notre filiation à Dieu. Pour le bouddhiste, qui n’a pas de Dieu personnifié, la compassion vise l’illumination.» Le chanoine se garde enfin de considérer le christianisme comme une religion supérieure aux autres. «Si j’ai un complexe de supériorité, je suis dans le faux. Dieu agit par le Christ, mais aussi par d’autres moyens. Je crois toutefois que Dieu s’est révélé dans le Christ qui est unique sauveur et que les autres religions sont sauvées par ce sauveur.»
Calendrier interreligieux
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