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La colère de Céleste
Gentleman Federer Version imprimable Suggérer par mail
25-08-2009

Il y a des gens formidables partout, dans tous les milieux, dans tous les âges.

Mais si, voyons, et on en trouve d’admirables même chez ceux qui sont couverts d’or et de gloire. Prenez Roger Federer. J’ignore s’il gagnera l’US Open, en cette fin d’été, mais je sais qu’il y a chez lui quelque chose d’encore plus beau que son génie et d’encore plus grand que son palmarès: sa façon de rester lui-même.

Tant de bon sens, chez un tel champion d’exception, c’en est presque insensé! A l’altitude qui est la sienne, désormais, comment fait-il pour avoir tant de tranquillité d’esprit, de maîtrise de soi, d’éducation et de modestie? Le nombre d’idoles, dans l’histoire des hommes, qui se sont carbonisées! Michael Jackson n’est d’ailleurs plus là pour le dire: le succès, consommé en grande quantité, devient un poison. De ceux qui brûlent les doigts, brouillent la vue et vous abîment peu à peu.

Or Federer, lui, est ce garçon que les victoires, les records, l’argent et les ovations n’ont pas réussi à perturber. Au contraire, chacun de ses triomphes ne fait que grandir cet homme étranger aux excès, mais semble-t-il épris de bonheurs élémentaires – dont récemment le mariage et la paternité. Gentleman Federer. A ma connaissance, et tous domaines confondus, il est un des rares grands artistes à qui la réussite n’aura causé aucun dommage.

Et si Roger a l’air de faire du bien à tout le monde, en retour, c’est peut-être pour cette raison: il démontre, par son comportement, que la simplicité n’a rien d’intouchable et est accessible à chacun. Suffit juste, pour l’acquérir, d’un peu de force de caractère...

  • Céleste