Menu Contenu
2012_dons_bn

Publicité

Les voyages 2013 de bonne nouvelle
E-mail
Je vais y réfléchir
Obéir à qui, pour quoi? Version imprimable Suggérer par mail
23-09-2009

Chacun est censé obéir à la loi.

andre_perrenoudParce que la loi permet l’organisation de la vie collective et régule le jeu des pouvoirs. Mais l’obéissance pose question. Autant à ceux qui sont censés y consentir qu’à ceux qui détiennent le pouvoir. Les premiers se disent: en définitive pourquoi obéir? à qui obéir et dans quel but? vais-je me soumettre aux ordres, ou réinventer ma loi? Les seconds affirment: «C’est pour ton bien, évidemment, que tu obéis! et pour le bien de tous.»

Que nous soyons enfants ou adultes, nous devons tracer notre propre chemin d’acquiescement ou de résistance, face à toutes les lois qui sollicitent notre obéissance: la loi civile bien entendu, qui doit viser la cohabitation la plus harmonieuse possible entre citoyens du pays. Tant d’autres lois pourtant nous sollicitent de leurs clins d’œil séducteurs: la loi du plus fort ou la loi de la jungle, la loi du talion remontant en nous du fond des âges (œil pour œil, dent pour dent!), ou encore les lois du marché et de la libre concurrence, et même la persuasion clandestine des publicités et des modes qui voudraient nous imposer leurs lois...

Les raisons qui nous poussent à obéir ou à résister doivent être questionnées, comme la légitimité des différents pouvoirs qui voudraient nous soumettre. Car, issus de nos expériences d’enfance et de notre milieu culturel d’origine, nos rapports à l’obéissance sont complexes et multiples: comment ai-je appris à obéir? comment et à qui est-ce que j’obéis maintenant? comment est-ce que je me fais obéir et pourquoi? Face à ces questions, les témoignages bibliques et évangéliques rappellent les dimensions essentielles de l’amour divin et du pardon: ils nous convoquent à leur donner place dans l’exercice de nos diverses obéissances.

Le pouvoir est une dimension incontournable de toutes les relations interpersonnelles, sociales et économiques. La question de nos consentements ou de nos résistances aux diverses formes de pouvoir est une question éminemment spirituelle: car il n’y a rien de pire qu’un pouvoir insensé, pour celui qui l’inflige autant que pour celui qui le subit.

* Les prochaines journées PluriElles proposent un échange et des apports autour de ces questions. Quatre dates au choix, de 9h à 16h: les 3, 10 ou 19 novembre, ou le 1er décembre. Inscription: Crêt-Bérard, CP27, 1070 Puidoux, info@cret-berard

  • André Perrenoud, pasteur, ministère cantonal Formation des adultes