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Edito
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Noël ou la tendresse de Dieu |
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| 25-11-2009 | |
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Noël est le grand jour de Bethléem.
Au-delà de la date (nul ne sait quand Jésus est né, car le 25 décembre et le 6 janvier ne sont que des réminiscences de fêtes païennes), ce qui compte, c’est l’événement célébré: le Seigneur de l’univers s’est fait petit enfant, couché dans une crèche, prêt, comme foin dans une mangeoire, à être dévoré par les êtres humains. Et c’est bien ce qui lui arrivera: d’une part on le mettra à mort une trentaine d’années plus tard sur le Golgotha, mais d’autre part, Jésus lui-même s’offrira à nous comme «pain vivant» à manger pour avoir part à la résurrection et à la vie éternelle. Ce mystère de Dieu fait «petit d’homme», Bethléem nous en rappelle les conséquences. L’ancienne ville de David appartient à l’Autorité palestinienne, ce qui lui vaut d’être coupée de Jérusalem – qui est pourtant à ses portes – par un mur de quelque huit mètres de haut, qu’on ne traverse que muni de permis spéciaux et après de sévères contrôles militaires, à moins d’être touriste étranger. Ville où règnent le chômage et la mendicité, ville qui vit de l’aide lui arrivant de l’étranger. Vraiment, on y fait l’expérience de la «non puissance» de Dieu, qui est en fait la puissance de son amour pour nous: Dieu partage nos détresses en les illuminant de sa tendresse.
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Il l’est même tellement qu’on le célèbre à trois reprises! Le 25 décembre – tradition occidentale –, le 7 janvier – tradition des orthodoxes, des syriaques et des coptes, qui suivent l’ancien calendrier julien qui a treize jours de retard sur le nôtre – et enfin le 19 janvier – tradition des arméniens, qui ne connaissent que la fête de l’Epiphanie, ou Fête des rois, du 6 janvier avec les treize jours de retard du calendrier julien. Bien sûr, célébrer Noël tous ensemble le même jour serait un signe d’unité entre les chrétiens, mais Bethléem n’y tient guère, car par là c’est pratiquement tout un mois de l’année qui est «habité» par la joie de Noël, pour la plus grande satisfaction de ses commerçants!
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