Les éditions
Décembre 2009 - janvier 2010
Agenda
- Concert baroque
12 février
- "Anton Bruckner, le ménestrel de Dieu" par René Spalinger
13 février
- Connaître Jung et son œuvre
18 février
- Conférence du Fr. Enzo Bianchi (monastère de Bose, Italie)
18 février
- L'Octogone Théâtre de Pully : "Diplomatie"
18 février
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Je vais y réfléchir
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Apprendre aussi des erreurs de Calvin? |
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| 25-11-2009 | |
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Il était important, pour marquer le 500e anniversaire de la naissance de Calvin, de reconnaître l’immense apport que le réformateur a légué à l’Eglise et à la société.
Le parcours, toutefois, n’est pas que lumineux: malgré la devise de Genève «Post tenebras lux», il reste des zones d’ombre. Fidèles à l’esprit critique réformé, nous ne pouvions les occulter. Il en est une qui a marqué les esprits jusqu’à aujourd’hui: l’exécution de Michel Servet, médecin humaniste, brûlé vif le 27 octobre 1553 à Champel par les autorités politiques, avec l’assentiment de Calvin et de son équipe, pour avoir publiquement défendu ses opinions religieuses antitrinitaires et les avoir publiées. Cet acte barbare, hélas courant pour l’époque, approuvé de tous, demeurera à jamais la marque d’un échec: pour Calvin, dont l’attitude fut trouble autour du procès, pour la justice, qui peut condamner un homme à mort au nom du bien et de l’ordre public. Il est l’indice tragique que toute pensée religieuse, même brillante, et que tout système politique, même en quête de justice, peuvent parfois sombrer dans l’aveuglement et l’irrespect de l’humain. En cette Année Calvin, à l’ombre de laquelle la mémoire de Michel Servet fut volontairement bien présente à la faveur des événements organisés, l’Eglise protestante, pas seulement à Genève, redit son attachement à la liberté de conscience comme à la liberté d’expression, qui sont des piliers fondamentaux dans la construction d’une société juste et respectueuse de chacune et de chacun. Rien ne vient réparer les erreurs du passé: néanmoins, notre héritage est de les endosser, notre devoir est d’en faire mémoire, notre responsabilité est d’en apprendre, pour ne jamais les recommencer ni les tolérer, de quelque façon que ce soit. Le temps, dit-on, vient guérir les blessures; puisse-t-il ne jamais en effacer les cicatrices, de peur d’oubli ou de déni. Que leur présence nous engage plutôt à aller, en chaque occasion, un pas plus loin dans l’attention à soi et le respect de l’autre.
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A la faveur d’expositions, de festivals, de conférences, de spectacles, de livres, de films et d’événements populaires, l’année jubilaire permet un travail serré sur la mémoire, dans la reconnaissance pour ce que Calvin a fait.
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