Menu Contenu
Faites un don

Publicité

EPER banniere noel 2011
E-mail
Aider
«Le sida n’est pas réglé» Version imprimable Suggérer par mail
25-11-2009

 «J’ignorais que j’étais contaminée»

Elle n’est ni toxicomane, ni prostituée. Elle n’est pas à la rue. Sandra*, 38 ans, a travaillé en agence de voyage et dans la finance. Elle a eu une enfance heureuse, une adolescence normale, elle s’est mariée. En la croisant au supermarché ou à la gare, personne ne peut se douter que cette belle femme rayonnante porte en elle le HIV. «Ma vie était tout à fait normale jusqu’à 29 ans», raconte-t-elle en se souvenant de ce jour où tout à basculé. «Cela a commencé par une fièvre qui n’inquiétait personne. Mais quelques temps plus tard, je me suis retrouvée aux soins intensifs avec une tuberculose diagnostiquée, j’ai perdu du poids jusqu’à ne faire plus que 42 kilos.» Là, elle apprend qu’elle est séropositive. «J’ai voulu mourir. Ce jour reste une grande marque dans ma vie: il y l’avant et l’après.»

Non, son mari n’est pas celui qui lui a transmis le virus, il n’est pas contaminé. «Les recherches sur la souche ont montré que je le portais depuis très longtemps.» Elle ne saura jamais. Peut-être cette transfusion suite à un accident en pleine jungle durant son adolescence. Peut-être un problème de préservatif avec un petit ami. «Je n’ai jamais retrouvé mon premier copain», regrette-t-elle. Malgré la médication très lourde, les effets secondaires, la fatigue, la dépression qu’elle a traversée, elle choisit de regarder devant, de ne pas faire de sa maladie sa raison d’être. «Je suis vivante, rigole la femme, qui dégage une force combattive. Je peux mourir, mais vous pouvez aussi mourir avant moi. La vie m’a donné un citron vert, amer et qui va pourrir? Eh bien, je me fais une bonne limonade avec et je me rafraîchis.»

  • G.D.
  • * Prénom d’emprunt

Journée du Sida

  • Stand du ministère sida, le 1er décembre sur la place Saint-Laurent.