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Décembre 2009 - janvier 2010
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En Syrie Du 10 au 19 septembre 2010
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Actualité
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Adieu l'histoire biblique |
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| 25-11-2009 | |||
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Des députés vaudois proposent un enseignement interreligieux obligatoire
«Il est plus difficile de changer une étiquette qu'un contenu», explique le député socialiste Claude Schwab, pasteur à la retraite, à l'origine de la motion avec les députés chargés des contacts avec les communautés religieuses. Dans les faits, l'histoire de l'enseignement religieux dans le canton de Vaud a déjà été ouvert à l'interreligieux avec le dernier plan d'études en 2000. Claude Schwab a dirigé pendant une dizaine d'années la petite équipe Enbiro (Enseignement biblique et interreligieux romand), dont la méthode est employée dans les écoles vaudoises comme dans d'autres écoles romandes. Elle aborde les différentes religions existantes. Pourquoi vouloir donc changer l'intitulé si l'interreligieux est déjà enseigné? Plusieurs motifs à cela. L'enseignement actuel est soumis à deux restrictions. L'enseignant peut invoquer la liberté de conscience pour ne pas dispenser cette heure de cours. Et les parents d’élèves peuvent également demander une dispense, grâce à l'article 15 de la Constitution fédérale. Un débat a lieu actuellement autour de cet article. Il s'applique pour un enseignement de type catéchétique et prosélyte, estime Claude Schwab. Mais il perd de son sens quand il s'agit d'un enseignement qui porte sur les religions, ce qui est bien le propos de l’enseignement interreligieux. Pour Jacques-André Haury, député et membre d'Ecologie libérale, l'idée d'un enseignement des connaissances religieuses sur une base factuelle est plutôt rassembleuse, même si des réticences existent au sein du Parlement. En particulier quant à l'obligation de suivre ce cours et la question des compétences des enseignants en matière de connaissances des religions. Ainsi, le député socialiste Pierre Zwahlen, converti à l'islam, salue le projet de Claude Schwab, «qui va dans le bon sens». En revanche, une obligation de suivre cet enseignement lui semble inopportune. Il insiste sur la nécessité d'une formation des enseignants, qui pourra prendre «une génération, si ce n'est deux». Jacques-André Haury, en revanche, défend mordicus l'obligation de suivre cet enseignement au nom de la «réciprocité». Les migrants comme les Suisses sont tenus de connaître les principes de base des grandes religions. Il estime toutefois qu'étudier l'athéisme n'a pas de place dans ce cours. «L'athéisme ne peut pas être enseigné comme un mouvement historique bien défini, à la différence d'une religion. Aborder ce thème ouvre la porte à l'endoctrinement.»
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