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Actif, passif et capital Version imprimable Suggérer par mail
25-11-2009

Début décembre, le Synode de l’Eglise protestante vaudoise débattra sur son budget.

max_blaserAu programme, un déficit initial de 1 800 000 francs avec des propositions de réduction de 450 000 francs. Cela dans un contexte où les comptes 2009 laissent entrevoir un déficit supérieur au million de francs. Dans ma fonction de trésorier, j’ai le souci, avec mes collègues du Conseil synodal, de retrouver rapidement un équilibre financier pour notre institution. Aïe… J’en vois déjà détourner le regard par crainte de lire dans ce billet un appel à la solidarité, un compte IBAN bancaire où les bonnes âmes pourraient verser leur obole en faveur de la caisse de l’Eglise. Je vous rassure, vous pouvez continuer votre lecture sans risque.

J’ai toujours défendu la position, chrétienne me semble-t-il, que les finances ne sont pas une fin en soi mais un moyen pour accomplir notre mission au service de tous dans le canton. Les questions financières doivent être remises à leur juste place, celle d’un outil au service de la mission. La priorité doit être la crédibilité de notre message. Une crédibilité qui se fonde sur l’adéquation entre le message délivré et l’activité dégagée par l’Eglise, par ses ministres et par ses bénévoles, comme sur le témoignage public de la foi de ses membres.

Le nouveau Conseil synodal n’est pas naïf. Il entend les voix qui disent que les valeurs chrétiennes fondamentales sont en perte de vitesse et que ceux qui y croient encore se cachent. Pourtant, si nous devons prendre toutes les mesures nécessaires à la poursuite de notre mission, freiner l’érosion des biens financiers et ne dépenser que l’argent que nous avons, nous devons agir et témoigner ensemble, et à tous les niveaux de l’Eglise. Notre capital pour ce faire est d’abord celui des hommes et des femmes au service de l’Evangile. A l’actif, il y a un message de paix et de partage à vivre au quotidien. Au passif, l’image d’une Eglise figée dans des clichés, à dépoussiérer.

De notre capacité à répondre aux attentes de nos concitoyens, comme de notre sagesse à nous concentrer sur l’essentiel dépendra la réussite de la réforme, notamment financière, de notre Eglise. Mais se réformer est une qualité bien protestante. Alors allons-y ensemble avec conviction et confiance en Dieu, et aussi confiance en nous-mêmes.

  • Max Blaser, conseiller synodal, trésorier