Les éditions
Décembre 2009 - janvier 2010
Agenda
- Concert baroque
12 février
- "Anton Bruckner, le ménestrel de Dieu" par René Spalinger
13 février
- Connaître Jung et son œuvre
18 février
- Conférence du Fr. Enzo Bianchi (monastère de Bose, Italie)
18 février
- L'Octogone Théâtre de Pully : "Diplomatie"
18 février
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La colère de Céleste
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Chères années 2000 |
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| 25-11-2009 | |
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Vous pensez que les années 2000, dont on va bientôt sortir, ont été épouvantables? Comme tout le monde, quand vous songez à cette décennie finissante, des images terribles vous reviennent en tête? Vrai que, de ce côté-là, nous avons été servis. Le 11 septembre 2001, les guerres d’Afghanistan, d’Irak et d’ailleurs, le terrorisme, le tsunami, l'ouragan Katrina et de multiples autres catastrophes, la crise financière et économique, les épidémies de grippe, et j’en passe: les années 2000, vous avez raison, ont constitué un festival ininterrompu de grimaces. Y compris en Suisse, notre pays chéri et si longtemps béni des dieux, mais qui subit désormais comme les autres les folles accélérations de la centrifugeuse planétaire. Ah, décidément, maudite décennie! Pourtant, j’ai une bonne nouvelle (c’est le bon journal pour en donner): un jour viendra où ces années-là vous attendriront. Viendra un moment où beaucoup d’entre nous, alors, nous dirons qu'elles n'étaient pas si mal, tout compte fait, et qu'elles avaient plein de bons côtés. Le principal étant qu’en cette première décennie du nouveau millénaire nous avions 12, 18, 24, 32 ou 43 ans. Telle femme se souviendra que c’est en 2004 qu’elle a mis au monde son premier enfant, tel homme se rappellera que c’est en 2007 qu’il a décroché son premier travail, et ainsi de suite. Je suis sûr qu’il se trouvera même d’aimables grands-pères pour raconter à leurs petits-enfants, avec des larmes dans les yeux, les exploits merveilleux de Roger Federer. Ou leur dire ce qu’ils faisaient durant la journée très particulière du 4 novembre 2008, date de l’élection de Barack Obama. Qu’est-ce qu’écrivait Apollinaire, déjà? Ah! oui, ceci: «Tu pleureras l'heure où tu pleures.»
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