Les éditions
Février 2010
Voyage
En Syrie Du 10 au 19 septembre 2010
Damas – Bosra – Maaloula – Palmyre – Alep – Saint-Siméon – l’Euphrate
Agenda
- Vocation : porte-parole
03 septembre
- Les Concerts des Quatre Saison
04 septembre
- Assemblée du Désert, le 5 septembre
05 septembre
- Le canon biblique, entre reconnaissance et condamnation
14 septembre
- Soirée à thème
27 septembre
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Notre sondage
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Je vais y réfléchir
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Crise laitière, la faute à la mondialisation? |
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| 12-01-2010 | |
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Ces derniers mois, les paysans européens et suisses ont manifesté de manière spectaculaire et parfois même violente pour un prix de lait équitable.
Un thème récurrent dans les questions de politique agricole est une ouverture totale des marchés. A la lumière des immenses différences entre les coûts de production, les salaires, le niveau de vie en général, en Europe, mais surtout au niveau mondial, je remets en question cette libéralisation à outrance pour l’alimentation. Jusqu’ici, la libéralisation n’a pas apporté les preuves d’une amélioration du niveau de vie des plus pauvres. Au contraire, les écarts se creusent entre les nations et au sein même des pays, ce qui constitue le germe de la révolte des pauvres et augmente les flux migratoires avec toutes les difficultés liées. Je plaide pour une régulation plus stricte des importations, où le taux d’approvisionnement indigène par catégorie de produit est défini, et où les gains sur les produits importés sont attribués aux entreprises qui fournissent une prestation indigène, donc qui transforment du lait ou de la viande suisses. Une technique qui permet de réguler le rapport indigène/import. Cette règle simple, qui a bien fonctionné pendant des années aussi bien dans l’économie laitière que dans le marché de la viande, responsabilise les acteurs concernés par les places de travail du secteur primaire comme du secondaire avant d’intéresser les spéculateurs de tout poil. Une telle régulation, qui n’est pas du protectionnisme, mais un moyen de contrôler les flux de marchandises et leurs effets sur la situation sociale dans notre pays, a l’avantage d’être contrôlable alors que les systèmes mondialisés sont difficiles à harmoniser en pratique. Je plaide pour une limitation du libre-échange parce que, souvent attractif en théorie, celui-ci ne poursuit que rarement l’objectif du mieux-être des individus que prône l’Evangile: dignité des personnes, travail pour tous, réduction de la fracture sociale, justice et égalité de traitement, etc. Le constat d’échec est particulièrement vrai dans le domaine de la circulation des personnes et de l’échange de biens alimentaires.
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Pour la Suisse, après des semaines de discussions, les partenaires ont trouvé des pistes pour réguler au mieux les fluctuations de production et de consommation. Un système de prix à trois niveaux permettra à tous les maillons de la chaîne d’améliorer la planification de production et de vente. Tout le défi réside dans cette équation: «Combien peut-on produire à quelle période pour couvrir les besoins des consommateurs, sachant que la vache Lovely, comme toutes ses congénères, doit être traite tous les jours et n’est pas programmable du jour au lendemain pour une augmentation/diminution de la quantité?»
L’agriculture suisse se prépare à de grands changements ces prochaines années et à une diminution massive des exploitations. Sans entrer dans les détails des causes et des effets souvent dramatiques de cette évolution, je me permets d’émettre ici de sérieux doutes sur les bienfaits de la mondialisation.
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