Les éditions
Février 2010
Voyage
En Syrie Du 10 au 19 septembre 2010
Damas – Bosra – Maaloula – Palmyre – Alep – Saint-Siméon – l’Euphrate
Agenda
- Vocation : porte-parole
03 septembre
- Les Concerts des Quatre Saison
04 septembre
- Assemblée du Désert, le 5 septembre
05 septembre
- Le canon biblique, entre reconnaissance et condamnation
14 septembre
- Soirée à thème
27 septembre
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Bible ouverte
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| 13-01-2010 | |
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Une grande manifestation vous engage à redonner un sens neuf à la Passion du Christ Les souffrances de Jésus sont un élément clé du christianisme. Pour les éclairer d’une lumière nouvelle, une série de spectacles et de rencontres sont au programme ces prochaines semaines, sous le titre «La Passion au croisement des regards»: concerts à la cathédrale, cours publics à l’université, expositions au Forum de l’Hôtel de Ville à Lausanne… L’événement le plus original sera la présence d’un chapiteau sur la place de l’Europe à Lausanne, du 22 au 27 février. «L’idée est de faire place à des passions vécues aujourd’hui, explique Guy Dottrens, pasteur de Spiritualité dans la cité. Nous donnerons la parole à des personnes qui traversent ou ont vécu des souffrances (voir ci-dessous). Elles nous parleront de leur cheminement et des ressources qu’elles trouvent en elles.» Des témoignages de la Pastorale de la rue, du Graap, de la fondation Plein-Soleil pour les personnes handicapée alterneront avec des moments de discussion, des ateliers et des conférences. Une célébration œcuménique à la cathédrale conclut la semaine, dimanche 28 février à 10h.
La passion selon Dominique Scheder
Dans les années difficiles, il y a vingt ans, «la croix du Christ a été un frère de souffrance. Les psaumes m’ont aidé à mettre des mots sur elle. J’ai vu le Christ comme un compagnon qui pouvait me comprendre. Le Christ et l’Eglise m’ont ouvert à la réalité de la fraternité. La folie est hors de la réalité, mais la réalité elle-même est plus belle que toute folie. Elle est résurrectionnelle. La résurrection, nous pouvons la vivre tous les jours.»
«Nos ressources intérieures sont infinies, affirme Jacqueline Kelen. De nos jours, dès qu’il y a une petite difficulté dans notre vie intérieure nous nous précipitons à l’extérieur. On court chez son psy, on téléphone à ses amies. Mais lorsque je suis éprouvée, personne ne le portera à ma place. Plutôt que de s’agiter, il faudrait au contraire se recueillir, aller vers l’intérieur, laisser reposer les choses. Le silence permet l’ouverture à une aide céleste. Nous devons opérer un retour au centre, pas sur notre petit moi égaré, mais vers l’Esprit. La Bible peut nous y aider.»
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Chansonnier, poète
«Il y a un au-delà de la détresse et de la souffrance. C’est cela que je veux montrer.» Dominique Scheder côtoie des souffrances de type psychique «de gens qui ont tout perdu dans la folie». Le chansonnier a connu la schizophrénie dans son propre parcours. Puis il a créé le Graap, Groupe romand d'accueil et d'action psychiatrique. «La folie m’a ouvert à un monde de solidarité, raconte-t-il. C’est dans cette épreuve et cette détresse psychique que j’ai pu, il y a vingt ans, trouver l’amour, et aussi la foi chrétienne.» Aujourd’hui remarié et père d’une petite fille, Dominique Scheder affirme avoir été «converti à l’amour». Le Graap lui a permis de retrouver ses marques par des liens fraternels: «Etre guéri de la maladie psychique, c’est être mis en capacité d’aimer et d’être aimé.»
Ecrivain
«Je suis née un jour de Pâques, raconte Jacqueline Kelen. La Passion est un lieu obligé, mais je ne m’arrête pas à la croix. Pour moi la fête importante est la Résurrection.» Auteur de nombreux ouvrages et passionnée de quête spirituelle, l’écrivain refuse de se laisser obnubiler par la souffrance. «Regardons l’humain sur un chemin de lumière, dans la dimension de la Résurrection», recommande-t-elle. «Je vis le temps de la Passion comme un temps de méditation sur l’épreuve inévitable du trépas. Mais je me précipite comme Marie-Madeleine au matin de la Résurrection. C’est elle qui m’appelle. La souffrance enferme et nous fait ressasser nos difficultés. Ce que nous devons viser, c’est la joie», assure-t-elle.
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