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Février 2010
Voyage
En Syrie Du 10 au 19 septembre 2010
Damas – Bosra – Maaloula – Palmyre – Alep – Saint-Siméon – l’Euphrate
Agenda
- Vocation : porte-parole
03 septembre
- Les Concerts des Quatre Saison
04 septembre
- Assemblée du Désert, le 5 septembre
05 septembre
- Le canon biblique, entre reconnaissance et condamnation
14 septembre
- Soirée à thème
27 septembre
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D’une rive à l’autre |
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| 13-01-2010 | |||
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La cinéaste lausannoise Aline Brechbühl nous fait découvrir la maison de Rive-Neuve, où des malades reçoivent des soins palliatifs
«Cet hôpital ne ressemble pas à un hôpital, mais plutôt à une maison familiale, note la cinéaste. Vous y entrez comme chez quelqu’un. Il n’y a pas de desk. Vous êtes accueillis au salon, et à midi vous sentez les bonnes odeurs de cuisine. Des gens que vous croisez, vous ne savez pas s’ils sont patients, bénévoles, membres des familles ou médecins.» Il y a dix ans, Aline avait déjà réalisé un documentaire sur les veilles à Rive-Neuve. «La nuit est le moment où l’angoisse est la plus forte, calmée par des discussions avec le personnel soignant. J’avais gardé un souvenir fort de ces moments. Dix ans plus tard, j’ai voulu prendre des nouvelles de la maison.» Lors des mois de repérages et les dix jours de tournage, «je m’y suis retrouvée comme chez moi. Le personnel avait changé mais l’ambiance restait aussi chaleureuse.» Les fondateurs de Rive-Neuve, Paul et Danielle Beck, aujourd’hui retraités, expliquent dans le film la philosophie du lieu, fondée sur le partage. «L’échange se passe même entre les femmes de ménage et les patients, note Aline. Ce sont des êtres humains en relations, pas des fonctions. Je ne l’ai vécu nulle part comme ici.» Aline à tourné le premier documentaire en réponse à sa propre angoisse devant la mort. «Il m’était impossible de rencontrer des gens en fin de vie. En même temps, j’étais curieuse de ce mystère. A Rive-Neuve, je n’ai pas rencontré des mourants, mais des personnes qui vivaient leurs derniers jours et qui, dans ces moments, comprenaient tant de choses, avec une force incroyable. Cela m’a rassurée. Je fais partager dans le film ce que j’ai ressenti là-bas. Ce sera utile à d’autres.» Le spectateur ne sort pas indemne du visionnage. La résolution des patients suscite une forte émotion, comme la qualité de leur vie qui touche à sa fin. Ils deviennent des proches, inoubliables. Or la plupart d’entre eux n’ont pas eu le temps de voir le documentaire. «A Rive-Neuve, il devient évident que même s’il vous reste peu de temps à vivre, rien n’est figé. Vous pouvez évoluer, découvrir des choses vraies sur vos relations. Au contact de ces personnes, vous ne pouvez plus vous embarrasser de choses inutiles. Autant dans le concret que dans votre lien à ce qui réside au plus profond de l’homme. En leur présence, vous devez déposer votre masque, vous détacher de tout ce qui encombre votre vie. Vous appréciez chaque minute. Vous n’avez plus envie de perdre de temps.» L’essentiel à vivreComme le dit Danielle Beck dans le documentaire, Rive-Neuve offre aux personnes qui font face à leur mort un espace où la part intacte d’eux-mêmes peut s’exprimer. «Quand votre corps tombe, raconte Aline Brechbühl, vous devez faire le deuil de l’image de vous-même, de votre mobilité, de votre capacité de manger… Mais vous pouvez trouver quelle part de vous-même est vivante, peut encore s’exprimer.» «Quand la médecine ne peut plus rien faire, c’est là que tout est à faire, poursuit la cinéaste. Auparavant, on vous déclarait mort avant votre mort. Il y a tant de choses à vivre et à faire, des petites choses mais essentielles. Sachant bien que leur temps était compté, des patients m’ont dit qu’ils revivaient à Rive-Neuve.» La religion y tient sa place, avec des offices et un respect attentif de la spiritualité des personnes. L’aumônier se présente aux nouveaux venus, qui peuvent discuter avec lui ou avec un prêtre. En vingt ans, Rive-Neuve a vu mourir quelque deux mille personnes. Russell, dans le film, résume peut-être ce qu’elles y ont trouvé. Avec des mots devenus hésitants, cet homme solide cherche en lui-même, lors d’une séance d’art-thérapie, quelles ressources pourraient améliorer sa situation. Avec peine, il articule: «Courage!» Du courage, Russell n’en manque pas. Ça non.
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Elle a 37 ans. Elle n’est ni infirmière ni malade en phase terminale, pourtant Aline Brech-bühl sera notre guide pour nous faire voir ce qui se passe à l’institution de Rive-Neuve, à Villeneuve. La cinéaste lausannoise signe un documentaire, «D’une rive à l’autre»*, qui nous fait vivre une heure dans ce lieu singulier. Depuis vingt ans, cet hôpital accueille des personnes, souvent frappées par un cancer et dont les soins curatifs ont été arrêtés. Elles y sont accompagnées avec des soins palliatifs destinés en particulier à soulager la douleur.
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