Les éditions
Mars 2010
Voyage
En Syrie Du 10 au 19 septembre 2010
Damas – Bosra – Maaloula – Palmyre – Alep – Saint-Siméon – l’Euphrate
Agenda
- Retraite œcuménique selon les exercices spirituels de Saint Ignace de Loyola
30 juillet
- Danse et nature
31 juillet
- Atelier d'écriture créative
21 août
- Vocation : porte-parole
03 septembre
- Soirée à thème
27 septembre
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Notre sondage
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Edito
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Ça caille! |
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| 23-02-2010 | |
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«Ça caille!» me dit-il. Ce à quoi je réponds: «Normal, c’est l’hiver!» «Oui mais bon, dans une chapelle il devrait faire chaud», ajoute-t-il.
Ceux qui ont froid, je les croise comme vous. Qu’ils soient d’ici ou d’ailleurs, qu’ils soient toxicomanes ou mendiants, jeunes ou vieux, ils sont là, sur le pavé. Trop souvent on nous incite à faire des différences subtiles entre ceux qui souffrent du froid. N’ergotons pas sur les raisons qui poussent celui-ci à mendier assis dans le vent, ou celui-là à arpenter les rues à la recherche d’une dose qui lui fera oublier la morsure du froid qui l’envahit. Ne soyons pas dupes! Il y a bien plus froid que les frimas de l’hiver. Je parle de cet autre froid, celui qui persiste toute l’année dans le cœur de celles et ceux qui errent dans nos rues. Tous ont d’abord froid en dedans d’eux-mêmes parce qu’ils sont exilés d’une vie qu’ils voudraient différente. Gardons-nous de vouloir analyser les situations et cherchons d’abord à être de bons sacristains. De ceux qui, en arrivant, mettent d’abord le chauffage pour que l’autre puisse avoir envie de se poser un instant. Pour l’enclencher, rien de tel qu’un regard ou qu’un instant d’attention pour partager un peu de notre chaleur humaine. Le simple fait de considérer une personne comme un semblable réchauffe le cœur aussi sûrement qu’une flamme. Mais que ce geste esquissé ne vous empêche pas en plus de proposer un café! Parce que, si vous avez l’audace d’aller à la rencontre de l’autre, alors c’est à la rencontre du Christ que vous partez. Et je ne connais rien de plus magnifique que de ressentir la présence du Ressuscité pour nous réchauffer au-delà de toute imagination. Comme si Jésus nous avait dit: «Réchauffez-vous les uns les autres, comme moi, je vous réchauffe.»
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«C’est que le sacristain n’est pas là ce soir et nous avons oublié de brancher le chauffage en arrivant.»
Le sacristain manque et la célébration se trouve affectée par quelques degrés en dessous du seuil de confort.
Quelques degrés… On est pourtant loin du froid du dehors qui pique et s’insinue partout. Ce froid-ci, c’est celui des pauvres gens, de ceux qui vivent dehors et pour qui le café à 3 fr. 20 est trop cher même s’il est servi au chaud.
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