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La colère de Céleste
Une femme à la présidence... Version imprimable Suggérer par mail
24-02-2010

La presse romande serait-elle rétrograde et un brin sexiste?

A propos des récentes élections au Costa Rica, j’ai lu dans deux quotidiens d’ici ce titre: «Une femme à la présidence». Il est vrai que Laura Chinchilla est devenue pour l’occasion la première femme à se hisser à la tête de son Etat, mais tout de même. Si c’est Ottón Solís, le principal adversaire de Laura Chinchilla, qui l'avait emporté, les journaux en question auraient-ils titré: «Un homme à la présidence»? Je ne le pense pas. Il est en en tout cas piquant de constater qu’on s’étonne encore, aujourd’hui, de voir ici ou là une politicienne accéder aux plus hautes fonctions.

En particulier dans la Suisse de 2010, année où Doris Leuthard est présidente de la Confédération et où le Conseil fédéral compte deux autres femmes. On me rétorquera: oui, mais sur les terres machistes de l’Amérique latine, ce n’est pas pareil. Allons! D’Isabel Peron à Cristina Kirchner, en passant par Michele Bachelet, elles ont déjà été quelques-unes à se jouer des préjugés anciens. Sur ce continent-là comme partout ailleurs.

Bref, en ce début de millénaire, rien n’est plus normal que la présence d’une femme au pouvoir. C’est heureux. On peut même y voir le signe que l’humanité, paraît-il souffrante, réussit malgré tout à faire des petits pas en avant. A chacun, selon son point de vue, de s’en effarer ou de s’en réjouir. Pour ma part, là où j’ai vu que j’étais moderne et en phase avec mon temps, c’est quand j’ai consulté le dernier classement Forbes des cent femmes les plus puissantes de la planète. Ça ne m’a en effet pas du tout étonné de voir que c’est une femme, Angela Merkel, qui arrivait en tête.

  • Céleste