Les éditions
Mars 2010
Agenda
- Concert baroque
12 février
- "Anton Bruckner, le ménestrel de Dieu" par René Spalinger
13 février
- Connaître Jung et son œuvre
18 février
- Conférence du Fr. Enzo Bianchi (monastère de Bose, Italie)
18 février
- L'Octogone Théâtre de Pully : "Diplomatie"
18 février
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Panorama
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Le crucifié sous l’œil des artistes |
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| 24-02-2010 | |||||||
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L’exposition «La crucifixion au croisement des regards» montre l'évolution de la croix dans l’art. Des œuvres d'hier à aujourd’hui révèlent leur sens profond. Présentation en vidéo Vous ne regarderez plus jamais comme avant un tableau représentant Jésus crucifié. L’exposition «La crucifixion au croisement des regards» montre comment la croix évolue dans l’art. Jocelyne Müller, pasteure à Spiritualité dans la cité, invite au voyage à travers cinquante reproductions d’œuvres d’art savamment sélectionnées. Passionnant! Le visiteur est d’abord frappé de découvrir que les premiers chrétiens ne représentaient pas la souffrance du Christ, tandis que l’art actuel ne retient souvent que cet aspect. «Les croyants n’ont pas représenté leur Seigneur sur la croix aussi longtemps que la crucifixion a été un supplice pratiqué, explique Jocelyne Müller. Ils savaient sans doute combien cette mort est insupportable à voir.» Il faut attendre le Ve siècle pour voir les premières croix avec crucifié. «La victoire du christianisme a eu lieu. L’art présente alors le crucifié en vainqueur, sans souffrance, bien vivant et les yeux ouverts.» Les artistes n’osent peindre l’agonie de Jésus qu’après le tournant de l’an mille. «Le supplice n’est plus connu, explique Jocelyne Müller. Le croyant est en quête de dévotion. L’œuvre doit le saisir et l’émouvoir.» La souffrance, peu à peu accentuée, est ce par quoi Jésus sauve les humains. L’art explore aussi les sens symboliques de la croix, comme celui du mariage entre le Christ et l’Eglise. A chaque époque son crucifiéLe visage est tordu par la douleur. Le dernier crucifié de Matthias Grünewald montre l’horreur insupportable. Nous sommes au siècle de la Réforme, qui recherche le sens littéral. L’artiste ajoute à ce corps souffrant les meurtrissures d’une maladie de l'époque. L’être humain devient central. «Une œuvre dont notre art contemporain s’inspirera», souligne Jocelyne Müller. Les artistes du XXe siècle iront d’ailleurs plus loin. «Après l’horreur des deux guerres mondiales, le motif de la croix sort des Eglises et trouve un nouveau sens. Jésus devient symbole universel de toute souffrance humaine, même pour des artistes athées.» Il est représenté en Brésilien torturé, en Noir opprimé, en Castillan révolté ou même en femme crucifiée. «La croix trouve du sens même sous un angle athée», s’émerveille Jocelyne Müller, qui espère que chaque visiteur découvrira dans ce parcours une œuvre qui le touche et l’éclaire. Le catalogue de l'exposition, avec les reproductions et les commentaires, peut être acheté au prix de 34 fr. sur place ou commandé en ligne sur le site de l'exposition .
La passion au croisement des regards
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