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24-02-2010 |
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"A quelque chose, malheur est bon!" Chacun a déjà entendu
cette maxime teintée de fatalisme…
Pour celui qui est dans la tourmente, cependant, le malheur n’est jamais bon et c’est lui faire offense que le prétendre! En ce début d’année, des catastrophes naturelles nous ébranlent, le tissu social dans lequel nous vivons est mis à mal: durcissement des lois sur l’asile, chômage, augmentation de la précarité… Les conséquences économiques de la crise financière sont lourdes pour notre entourage comme pour de nombreux pays en développement. Peut-on encore, dans ces conditions, rêver de «terre nouvelle»?
Terre Nouvelle est le nom que les Eglises protestantes de Suisse romande donnent à leur service cantonal chargé des relations avec les œuvres d’entraide. «Terre Nouvelle» est une vision d’Eglise qui favorise la rencontre et le partage au-delà des frontières. Elle nous incite à nous engager concrètement pour être témoins du Christ dans une perspective œcuménique de paix, de justice, de sauvegarde de la création. Alors quels engagements aujourd’hui? quels signes d’espérance? Peut-être ceux-ci:
- Après la crise financière, des idées pour un nouveau modèle économique. La Fédération des Eglises protestantes de Suisse a pris position lors de l’Open Forum de Davos soutenant une économie de marché sociale complétée par des engagements écologiques et planétaires. Les Eglises exigent une gestion éthique de l’économie mondiale et du système financier international, basée sur des valeurs telles que la liberté, la responsabilité, la justice, la solidarité, la participation et la durabilité.
- Etats-Unis, changement de cap. Le président Obama veut révolutionner l’industrie financière. Il exige que l’activité bancaire traditionnelle soit désormais découplée du «capitalisme de casino». Il y a là un enjeu fondamental avec des conséquences sociales importantes.
- «Cessons ce jeu! Misons sur un commerce juste.» La campagne œcuménique de carême propose des réflexions et des gestes à notre portée dans la pratique du commerce équitable comme dans l’économie sociale et solidaire. En exergue de la campagne, un passage d’Esaïe: «Voici que j’ai fait un monde nouveau.»
Signes des temps, signes
d’espérance, oui, une «terre nouvelle» est possible.
Pascale Gilgien,
conseillère synodale
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