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Avril 2010
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Je vais y réfléchir
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La peine de mort et ses victimes collatérales |
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| 24-03-2010 | |
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Parmi les pays qui conservent dans leurs lois la peine capitale, je limiterai ma réflexion aux Etats-Unis, même si deux autres grandes démocraties l’appliquent encore, à savoir l'Inde et le Japon.
A l'opposé, bien des proches et amis de victimes continuent à croire que l'exécution du coupable représente une vengeance juste et légitime, avant de réaliser parfois au fil des années que seul le pardon est une réponse à leur douleur profonde. Samedi 28 janvier 2006, trois jours avant l'exécution de son frère Jaime, Brenda Elizalde affirmait à la télévision sa confiance qu'un nouveau sursis allait être accordé au condamné. «Il n'a pas tué ces deux trafiquants de drogue... mais si c'était le cas, je ne pourrais qu'accepter sa mort, c'est la loi!» dit-elle d'un ton quelque peu hésitant. Brenda semblait soudain se rendre compte qu'elle était sur le point de devenir elle-même l'une des victimes collatérales de ce châtiment sans retour. Elle réalisait qu'elle ne reprendrait peut-être jamais ses études de droit, qu'elle avait entreprises dans l'espoir de venir en aide à son frère. Tout comme sa famille, cette jeune maman souffrira toute sa vie du supplice imposé à son frère. Pour sa part, Jaime Elizalde avait conscience, en prononçant ses dernières paroles, qu’elles leur apporteraient peut-être un peu de consolation. «Nous avions de l'espoir dans la Cour suprême des Etats-Unis, mais en fin de compte seule importe vraiment la Cour suprême qui se trouve dans les Cieux. A toi ma fiancée Kerstin, ainsi qu'à vous qui avez tenté de m'aider, je dis Merci... Merci.» Ce furent les dernières paroles de ce frère, de ce fils, de cet ami qui, comme chacun des condamnés à mort, reste dans le souvenir de bien des êtres vivants. Au-delà de sa mort.
Un film: A découvrir sur internet: www.life-on-edge.info sur le cas de Jaime Elizalde. 26 minutes. |









Aux Etats-Unis, où deux tiers des gens continuent a répondre «oui» à la question de la peine de mort, l'un des arguments qui tend à faire réfléchir ces personnes concerne le risque d'exécuter une personne innocente. Depuis le rétablissement de la peine de mort en 1976, les statistiques font état d'un degré d'incertitude élevé, puisque, à fin 2009, 139 condamnés à mort ont été reconnus innocents, tandis que dans le même temps 1188 exécutions ont eu lieu.
Un argument est tout aussi important, même s'il est moins souvent évoqué: la douleur infligée aux proches d'une personne condamnée a mort, non seulement lorsque l'exécution est imminente mais aussi pendant les années qui précèdent, et qui suivent, cette date fatidique. Dans certains cas, les proches de la victime se battent pour que la vie de l'assassin soit épargnée.
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