Les éditions
Avril 2010
Agenda
- La Trace Bleue : Randonnée "Marche sur la Vy aux moines"
17 mai
- Crêt-Bérard : "Apprivoiser l’angoisse de mort pour vivre pleinement"
18 mai
- Musée Historique de Lausanne : "27ème Rencontre des Guets Européens"
19 mai
- Musée Historique de Lausanne : Journée Internationale des Musées
20 mai
- Musée international de la Réforme : Journée internationale des Musées
20 mai
Proposer un événement
|
Bible ouverte
|
Le sens de Pâques raconté aux enfants |
|
|
| 24-03-2010 | |||
|
Expliquez la fête aux plus petits
Commençons par le début. D’abord, fêter est primordial. La conteuse Alix Noble Burnand le dit mieux que tout autre: «Le besoin de célébrer est humain. En fêtant, nous nous mettons en justesse avec un mouvement archaïque. Les fêtes chrétiennes s’inscrivent aussi là-dedans.» Alors, allons-y avec les lapins et les œufs, suggère-t-elle. «C’est la dimension archaïque. Elle correspond au printemps.» Ensuite, il y a aussi la dimension chrétienne. La conteuse propose alors de «faire les choses» avec les enfants. «C’est ce qu’il y a de plus marquant. Le souvenir principal que les nôtres ont conservé est d’avoir vécu l’aube de Pâques. Se lever la nuit, se retrouver près d’un feu avec les paroissiens, vivre le lever du jour, prendre le petit déjeuner en étant fatigué, c’est très fort. Nous soulignons ainsi le temps qui vient.» Alix Noble Burnand apprécie même de marquer déjà le jeudi soir. «Nous pouvons faire ce soir-là un repas avec de l’agneau, selon la tradition de la Pâque juive. C’est l’occasion de raconter l’histoire de la sortie d’Egypte que les juifs célèbrent ainsi. Puis le dernier repas que Jésus prend avec ses disciples. En faisant les gestes, c’est le plus marquant.» Car la conteuse croit à l’importance de tout ce qui est ritualisé et répété. «Les fêtes marquent le temps de manière cyclique. Cela parle à l’enfant, tandis que l’adulte vit les choses de manière plus linéaire. L’enfant compare avec l’année d’avant, voit qu’il grandit.» Dans cette grande transmission, les grands-parents jouent un rôle important. Ils apportent et relient tous ces rites que l’enfant n’oubliera jamais. Et peu importe s’il ne comprend pas tout, puisque c’est répété. La fête à chaque âgeAinsi, jusqu’à 5 ans, l’enfant sera plus sensible au rituel familial, souligne Alix Noble Burnand. Puis, jusqu’à 12 ans, au vécu en groupe. Enfin, entre 12 et 16 ans, c’est l’âge de l’initiation. «Là je leur raconterais en me plaçant du point de vue des disciples, plutôt que de Jésus. Comme l’adolescent, ils font l’expérience de la mort, de la disparition, de la souffrance. C’est l’occasion d’aborder ces questions.» Mais au fait, la crucifixion, n’est-ce pas un peu violent à raconter aux enfants? Alix Noble Burnand ne le craint pas: «Pour les enfants, plus cela saigne, plus c’est passionnant. Tout ce qui sort de l’ordinaire est passionnant.» Le diacre Philippe Corset ne veut pas tomber dans le trop dramatique mais partage son avis: «Nous n’avons pas à cacher cette réalité. La violence, les enfants en font aussi l’expérience. Mais je leur précise que Dieu n’a pas voulu de cette violence. Il ressuscite Jésus. Ce n’est pas un happy end de conte de fée. Nous pouvons nous aider d’autres images, comme la chenille qui donne naissance au papillon. Nous aussi, nous pouvons ressusciter tous les matins.» Même avec les enfants, le diacre fait la distinction entre ce qui est de l’ordre de l’historique vérifiable – la crucifixion de Jésus – et ce qui tient de la foi – la résurrection. «La résurrection est le moment charnière entre le fait historique et ma foi. Je leur dis que c’est ce que nous croyons dans nos cœurs. Je leur demande: ‹Et toi, qu’est-ce que tu crois dans ton cœur?»
En savoir plus
|
|||










Haut de la page