Les éditions
Mai 2010
Agenda
- Crêt-Bérard : "Apprivoiser l’angoisse de mort pour vivre pleinement"
18 mai
- Musée Historique de Lausanne : "27ème Rencontre des Guets Européens"
19 mai
- Musée Historique de Lausanne : Journée Internationale des Musées
20 mai
- Musée international de la Réforme : Journée internationale des Musées
20 mai
- Connaissance 3 - Cours de 4 séances : "Histoire du judaïsme : judaïsme et modernité"
22 mai
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Vie de l'Eglise
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Silence, on prêche |
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| 28-04-2010 | |||
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Les protestants romands coproduisent six cultes par année à la TV. En direct
Pour Sarah Golay, pasteure, tout l’enjeu est là. «Durant la répétition à la veille du culte, je suis concentrée à fond. Nous devons penser à tout à l’avance, car la télévision révèle la moindre imprécision. Mais après l’exercice, je me dis: ‹Demain, j’oublie les caméras, je vais vivre quelque chose.› Et au fil du culte, je ressens les choses. La présence de mes paroissiens m’aide beaucoup pour cela.» La pasteure, qui sent l’assurance venir au fil de ces six cultes cofinancés par la télévision et l’Eglise, ne regrette pas l’énorme travail fourni par l’équipe des ministres. «C’est riche. Nous sommes obligés de nous remettre en question et cela nous interdit de tomber dans la routine.» Il faut réussir à marier le message avec l’image. «Un culte protestant est moins visuel qu’une messe catholique, admet Sarah Golay. Nous sommes d’habitude plus dans l’oralité et l’audition. Nous devons donc chercher un équilibre entre intériorité et attractivité sans tomber dans le théâtral.» La qualité d’abordLa pasteur y trouve un réel plaisir. Elle redécouvre le temple comme un espace de jeu à décorer, en lien avec le message. Lors du premier culte sur l’injonction «prie et travaille» de saint Benoît, un tonneau d’huile a remplacé la table de communion, au milieu d’outils de chantier. «Le regard professionnel de l’équipe télé nous aide beaucoup, poursuit la pasteure. Je suis impressionnée de leur respect. C’est nous qui proposons les idées et eux nous aident à les affiner. C’est une riche rencontre de compétences.» L’expérience va-t-elle révolutionner les cultes dans la région? «Je crois qu’il y aura des retombées sur notre façon d’être et de vivre nos célébrations. Nous serons plus attentifs aux personnes qui ne sont pas des paroissiens habituels.» Pierre-Alain Frey, lui, gardera un œil sur la montre durant tout le culte. «Avec le direct, la plus grosse difficulté est de finir exactement à l’heure, pas une minute de plus, pas une de moins», précise-il. Le réalisateur a appris aux ministres à faire disparaître tous les temps morts. «Il y en a plus de 10 minutes dans un culte», assure-t-il. Le rythme plus soutenu est indispensable pour la télévision, mais également agréable pour le fidèle sur place. Au fait, Pierre-Alain Frey ne pense pas qu’à la technique. Il nous l’a dit dès notre arrivée: «La réussite d’un culte TV passe d’abord par la qualité de ce qui est dit.»
Cultes TV
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