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Les voyages 2012 de bonne nouvelle
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La colère de Céleste
La vérité sur le mensonge Version imprimable Suggérer par mail
28-04-2010

Bien sûr que, dans l’idéal, il faut dire la vérité! Sauf que, dans la vie, c’est une autre chanson.

Le même jour, j’ai lu deux nouvelles qui m’ont attendri. La première concernait la mère de Lech Kaczynski: elle a 83 ans et, gravement malade, se trouve depuis des semaines aux soins intensifs. Or sa famille n'a pas souhaité, dans l’immédiat, l’informer du décès de son illustre fils. Auriez-vous dit la vérité à cette pauvre maman, vous? La deuxième nouvelle parlait d’une étude faite en Grande-Bretagne, selon laquelle un Britannique raconterait en moyenne quatre mensonges par jour. Mais les sujets de Sa Gracieuse Majesté, lorsqu’ils mentent, ne sont pas si perfides que ça.

Le plus répandu de leurs bobards: «Désolé, je n’ai pas pu t’appeler, il n’y avait pas de réseau!» Et quand ils ne feignent pas l’absence de réseau sur le téléphone portable, ils avouent tricher le plus souvent à propos de leur poids. Rien n'est plus pur que la vérité, et Dieu sait que nous en avons tous besoin. Mais, en tombant sur ces deux nouvelles, je me suis dit que l'humanité avait peut-être tout autant besoin du mensonge.

De ces boniments qui la flattent, la rassurent, la consolent, l’amusent ou, parfois, lui donnent de grands espoirs. Quel employé n’a jamais menti à son patron? Existe-t-il un instituteur, un client, un fournisseur, un électeur, un parent ou un enfant à qui on n'aurait jamais menti? Il est probable que, sans le mensonge, nous serions des monstres de brutalité et que nous péririons aussi bien de désespoir que d'ennui. Et puis, la nature semble décidément bien faite: quand on ne craint pas la vérité, on n’a pas grand-chose à craindre du mensonge.

  • Céleste