Les éditions
Juillet - août 2010
Agenda
- Crêt-Bérard : "Apprivoiser l’angoisse de mort pour vivre pleinement"
18 mai
- Musée Historique de Lausanne : "27ème Rencontre des Guets Européens"
19 mai
- Musée Historique de Lausanne : Journée Internationale des Musées
20 mai
- Musée international de la Réforme : Journée internationale des Musées
20 mai
- Connaissance 3 - Cours de 4 séances : "Histoire du judaïsme : judaïsme et modernité"
22 mai
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Spiritualité
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«La beauté, la joie, la paix» |
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| 29-06-2010 | |
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A près de 90 ans, il continue de prêcher. Le pasteur Paul Bastian se bat pour l’essentiel
Depuis sa retraite en 1986, il a été engagé cinq ans à la cathédrale, puis à Yverdon, Lausanne, La Tour-de-Peilz, Grandvaux-Villette. Un ou deux dimanches par mois, vous l’entendez encore au culte du soir de Saint-Jean, à Lausanne. Pourquoi là? «C’est une église particulière, répond le pasteur. Elle était animée au début par Jules Amiguet, un pasteur qui avait mené des recherches sur le culte des premiers chrétiens, et financée par Marguerite de Loÿs-Chandieu. Tous deux souffraient du manque d’adoration, de la cène trop rare et de l’absence de belles liturgies dans le culte. Ceux qui ont soif d’une autre spiritualité se rassemblent encore au culte du dimanche soir.» Le culte dominical reste un élément central de la vie chrétienne, pour le pasteur Bastian. «Allez au culte!» recommande-t-il. «La paroisse est le lieu nécessaire de notre Eglise, l’endroit où, dimanche après dimanche, les gens, toutes générations confondues, se rassemblent autour de l’écoute de l’Ecriture sainte. J’ai vu cette inscription sur la porte d’une église en Bourgogne: ‹Le lieu à partir duquel tout rayonne›. C’est vrai. Le cœur de la paroisse, c’est la sainte cène. Puis nous passons la porte et assurons, chacun, la permanence du Christ. Sans culte, il n’y a plus d’Eglise.» Le pasteur, qui anime des retraites, se dit étonné de voir à quel point jeunes et moins jeunes ont une réelle soif spirituelle. De quoi ont-ils soif? «D’une spiritualité profonde, d’un culte centré sur l’adoration, la contemplation, le silence. Et d’un message biblique qui les nourrisse. Nous devons offrir un service beau, joyeux, apaisant, avec une prédication incarnée.» Il regrette entendre des prêches trop intellectuels: «Nous devons être à l’écoute des aspirations des gens. Ils sont embarqués dans un activisme éperdu, leurs agendas sont surchargés, mais ils sont bourrés de questions spirituelles. Ils sont à la recherche d’un lieu de repos où ils puissent toucher à un ressourcement spirituel», observe-t-il. C’est pourquoi chacun doit faire preuve de discipline. «Nous sommes si souvent dérangés», remarque le ministre pour qui la règle d’or est de «pratiquer le silence, pour être en communion avec Dieu. Je suis un fan de Wilfred Monod, à l’origine de la Fraternité spirituelle des Veilleurs. Chaque jour à midi, il disait une ou plusieurs béatitudes. Cela suffit à vous remettre en place, après les aléas de la vie. La lecture d’un passage biblique peut nourrir ma prière, ou toute ma journée.»
Deux livres
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«Je suis encore en bonne santé. Je ne sais si je le dois au vin de Lavaux, à l’huile d’olive ou à l’ail…» Paul Bastian, pasteur au regard vif et au verbe fleuri, ne fait pas ses 89 ans. Le vin de Lavaux, rien d’étonnant pour ce natif de Lutry. L’huile d’olive et l’ail renvoient aux longues années de ministère passées dans une paroisse réformée des Cévennes, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Une expérience qu’il rappelle avec respect et admiration pour cette Eglise engagée et complètement séparée de l’Etat.
Revenu dans le canton en 1971, Paul Bastian, n’a jamais cessé d’y prêcher.
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