Les éditions
Juillet - août 2010
Agenda
- Crêt-Bérard : "Apprivoiser l’angoisse de mort pour vivre pleinement"
18 mai
- Musée Historique de Lausanne : "27ème Rencontre des Guets Européens"
19 mai
- Musée Historique de Lausanne : Journée Internationale des Musées
20 mai
- Musée international de la Réforme : Journée internationale des Musées
20 mai
- Connaissance 3 - Cours de 4 séances : "Histoire du judaïsme : judaïsme et modernité"
22 mai
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Nos invités
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La voie du Tao |
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| 29-06-2010 | |||
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Hésitant entre philosophie et religion, le taoïsme reste peu répandu en Occident. Visite
Derrière ces propos vaporeux se cache une tradition fort ancienne. Le taoïsme, à côté du confucianisme et du bouddhisme, a marqué deux mille cinq cents ans d’histoire chinoise. Courant de pensée aux multiples facettes, tour à tour philosophie, religion, mystique teintée de pratiques magiques, système de rites complexes liés à la science astronomique ou médicale, le taoïsme a traversé les siècles. Ses textes d’origine, le «Livre de la Voie et de la Vertu» de Laozi, du Ve siècle avant notre ère, et le «Zhuangzi» qui porte le nom de son auteur, restent parmi les plus instructifs jamais écrits. Le Tao, la voie, est un absolu dégagé du temps et de l’espace, par lequel sont produits les esprits et les choses. «Le Tao a sa réalité et son efficience. On peut le comprendre sans pouvoir le voir. Il est sa propre racine et a toujours existé, bien avant la création du ciel et de la terre», écrit Zhuangzi. Face à cet absolu, les connaissances de l’homme s’attachent au monde toujours changeant et sont inadéquates au plan du Tao. De même, tout système de morale rigide, tel celui proposé par le philosophe Confucius, fait courir le risque de la sclérose. Le taoïsme propose plutôt un retour vers l’origine, le Tao, qui passe par le non-agir, forme de confiance dans la nature profonde de l’univers et de l’homme. Question-réponseLa philosophie taoïste a souvent recours à de petits contes. Ainsi ce récit tiré du «Zhuangzi» où Intelligence, dans son voyage dans le nord, rencontre Enoncé du non-agir: «Intelligence interroge: ‹Je voudrais vous poser des questions. Pour connaître le Tao, que pense-t-on et sur quoi réfléchit-on? Pour s’installer dans le Tao, quelle position adopte-t-on et à quoi s’applique-t-on? Pour saisir le Tao, d’où doit-on partir et quel chemin suit-on?› A ces questions, Enoncé du non-agir ne donna aucune réponse.» La rencontre du taoïsme avec le bouddhisme a produit le «chan», ou zen en japonais. Mais, contrairement au bouddhisme, qui s’est répandu avec succès à travers le monde, le taoïsme est resté confiné au monde chinois. L’Association taoïste suisse existe depuis trois ans et compte une trentaine d’adhérents. «Le taoïsme religieux, qui trouve son fondement dans la philosophie taoïste, s’est fait connaître en Suisse par des professeurs de Qigong et de Tai ji quan ou des lettrés orientalistes», explique Laurent Rochat, 43 ans, son président. Cette confidentialité n’a rien d’étonnant, selon lui, car les taoïstes ne sont absolument pas prosélytes. Il nous recommande d’ailleurs de lire une traduction de Lao zi par le Père jésuite Claude Larre, avec un commentaire spirituel: «Il montre comment le taoïsme peut enrichir votre pratique chrétienne, et c’est ce que nous souhaitons.» En cette année des 500 ans de la naissance de Matteo Ricci, le premier missionnaire en Chine, et de l’Exposition universelle de Shanghai, le musée du Grand-Palais à Paris montre, jusqu’au 5 juillet, plus de 260 œuvres liées à cette tradition. Durant l’été, le site internet offre une visite virtuelle, véritable voyage aux sources de cette sagesse.
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