Les éditions
Février 2010
Voyage
En Syrie Du 10 au 19 septembre 2010
Damas – Bosra – Maaloula – Palmyre – Alep – Saint-Siméon – l’Euphrate
Agenda
- Vocation : porte-parole
03 septembre
- Les Concerts des Quatre Saison
04 septembre
- Assemblée du Désert, le 5 septembre
05 septembre
- Le canon biblique, entre reconnaissance et condamnation
14 septembre
- Soirée à thème
27 septembre
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Notre sondage
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Mouvements controversés
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Les messages spirituels s’adaptent aux besoins |
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| 12-01-2010 | |||
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Les groupes spirituels qui ont du succès aujourd’hui sont ceux qui offrent un gain ici et tout de suite. Le christianisme ne l’ignore pas toujours
La Conférence des évêques catholiques américains n’aime pas. Elle l’a fait savoir en mars dernier en regrettant que des religieuses et laïques de certains centres spirituels se soient investies dans «une interprétation chrétienne du reiki». La méthode «n’a pas été reconnue par les communautés scientifiques et médicales comme une thérapie efficace», critiquent les évêques américains qui limitent son efficacité à un «effet placebo». Ils soulignent surtout l’incompatibilité, à leurs yeux, avec la foi chrétienne: le croyant qui s’y adonne «opère dans le royaume de la superstition… qui affecte le culte rendu au vrai Dieu». Un théologien lausannois se penche aussi sur le reiki, mais sous un autre angle. Pierre-Yves Brandt, professeur de psychologie à la Faculté de théologie et de sciences des religions, s’intéresse moins à connaître son efficacité que les raisons de son succès. «Le reiki est un exemple intéressant, explique-t-il. Il montre les bénéfices de salut qui sont recherchés aujourd’hui. L’individu cherche à préserver sa santé psychique menacée par les pressions quotidiennes. Les groupes spirituels qui ont du succès sont ceux qui offrent les meilleurs moyens de prendre en charge les difficultés de la vie psychique.» Nouvelle quête chrétienneLes Eglises auraient fort à gagner à ne pas perdre de vue cette attente. Mais le christianisme a-t-il le droit de s’adapter pour rester attractif? «Si nous considérons que le message chrétien s’adresse à l’être humain quelle que soit sa situation, il doit prendre en compte les souffrances nouvelles», répond le professeur. Car les bénéfices de la foi chrétienne ne sont pas toujours les mêmes selon les régions et les époques. «En Inde, les sans-castes obtiennent un meilleur statut social. En Afrique ou en Asie, l’appartenance à une congrégation religieuse donne accès à l’éducation et à une liberté par rapport à la famille. Quand la structure sociale vous enlève votre dignité, le fait d’avoir de la valeur aux yeux de Dieu est un gain.» C’est en grande partie ce qui explique le succès du christianisme aux premiers siècles dans une société qui distinguait juifs et païens, Grecs et barbares, hommes et femmes, personnes libres et esclaves. «Une nouvelle estime de soi, jusqu’alors réservée à une élite, est offerte par Dieu à chacun. Le bénéfice psychologique qui en découle est aussitôt vécu concrètement au sein du groupe des croyants.» Ici et aujourd’hui, la quête est différente. «Les fragilités contemporaines sont vécues à titre individuel – le chômage, le divorce, l’accident, le handicap. Quelles ressources spirituelles sont mises à disposition de l’individu pour se construire et préserver son intégrité psychique?» demande Pierre-Yves Brandt. Voilà le défi pour les chrétiens, conscients de ne plus être seuls sur le marché à offrir une réponse.
Le dialogue avec les mouvements spirituels contemporains Trois questions à Timothée Reymond, pasteur responsable du dialogue interreligieux dans l'Eglise protestante vaudoise.
Les Eglises devraient-elles
mener un dialogue interreligieux avec les mouvements spirituels contemporains?
Les mouvements spirituels
foisonnent. Des chrétiens en intègrent des éléments, comme le reiki, dans leur
pratique. De tels mélanges sont-ils possibles?
Le succès des nouveaux mouvements
spirituels interpelle-t-il les Eglises?
Conférences
La Société vaudoise de théologie organise un séminaire «Quêtes spirituelles contemporaines et théologie, une rencontre possible?», à Lausanne, Centre Saint-Jacques (av. du Léman 26), les jeudis de 9h à 11h30:
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