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29-06-2010

Comment bien profiter de votre temps libre en famille. Nos conseils

vacances

Du temps en famille, enfin!

Photo : istockphoto 


Enfin des vacances pour passer du temps en famille! Mais gare à ne pas les laisser tourner au vinaigre. Christel Petitcollin, psychothérapeute, nous guide pour en faire une réussite. «C’est un moment important. Je défends que, dans la famille, chacun a sa place et son rôle à jouer. Les vacances sont l’occasion pour chacun de se repositionner: le père à sa place de père, disponible pour sa femme et ses enfants; la femme, pas seulement maman mais aussi présente pour son mari et se détendre; l’enfant à sa place d’enfant, pas un micro-adulte ni un enfant tyrannique», explique-t-elle. Profitez des vacances pour repérer ce que vous n’avez pas vu pendant l’année et opérer un repositionnement général. Toutefois, ne visez pas l’inaccessible. «Notre société véhicule le fantasme de la famille en harmonie permanente. C’est presque de l’endoctrinement. Le conflit est inévitable quand nous vivons à plusieurs. Il n’est pas négatif puisqu’il permet à chacun de se réajuster par rapport aux autres. Nous pouvons être en conflit sans nous pourrir la vie.» Alors partez en vacances… avec la volonté qu’elles se passent bien. «Soyons conscients de ce que nous avons envie d’y vivre et d’offrir à nos proches, poursuit la psychothérapeute. Nous espérons vivre de belles vacances, mais nous oublions de nous dire: ‹J’espère que ma femme, ou mon mari, va avoir du plaisir›. Partez avec cette envie aussi pour les autres.» Inutile de chercher midi à quatorze heures: le respect mutuel et la gentillesse sont les ingrédients de base de vacances agréables.

Mer ou montagne?

Mais que faire si vous rêvez de plages et votre conjoint de montagnes? «Il ne faut surtout pas que l’un ait l’impression de céder à l’autre. Celui qui se sacrifie par gain de paix garde une petite boule de rancœur de côté.» Non, le choix de la destination est une histoire de compromis. Il nécessite respect et écoute. Aussi de soi-même. «Interrogez-vous mutuellement sur ce que vous recherchez: il est peut-être possible de trouver l’idée où chacun reçoit ce dont il a besoin, une solution où tout le monde est gagnant.» Envie de baignade: un lac fera-t-il l’affaire? Envie de marche: n’existe-t-il pas de magnifiques randonnées non loin des côtes? Il est aussi possible d’alterner le choix des destinations une année sur deux. Ah, les enfants... Prenez au mieux en compte leur besoin de bouger et de courir. Les consulter? «Inutile de demander aux petits leur avis sur tout, on les responsabilise trop tôt, ce qui les prive de leur enfance. Pour les ados en revanche, mieux vaut les rendre partie prenante du projet. Mais consulter ne signifie pas les laisser dicter leur loi. Les parents restent décisionnaires.» Il vous faudra de toute façon être philosophes: «Les ados sont beaucoup dans l’opposition, sans que cela soit de la mauvaise volonté. Jusqu’à un certain point, c’est prévisible.» Une idée: «A l’adolescence de mes enfants, cela s’est toujours mieux passé quand j’ai emmené des copains avec eux», témoigne la psychothérapeute. Et s’ils ne veulent plus partir avec vous, il est temps de réaliser qu’ils ont grandi et de faire le bon deuil. Les vacances en famille, c’est peut-être fini pour eux.

  • G.D.

Un livre

  • Christel Petitcollin, «Les clés de l’harmonie familiale», Ed. Jouvence. 92 pages. 9 fr.