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Questiondieu
Le site questiondieu.com fait peau neuve Version imprimable Suggérer par mail
30-11-2007

L'interface réservée aux questions des internautes sur la religion a fait le choix d'un logiciel libre et revu entièrement sa plateforme d'accueil.

Grâce à l'effort déployé pour améliorer la convivialité, on peut désormais y commenter les réponses publiées. On trouve aussi de nouveaux outils pour connaître les questions les plus lues, retrouver toutes les citations et participer au sondage sur l'appartenance religieuse. Les options de recherche sont plus performantes et l'on navigue facilement sur un site qui a déjà engrangé plus de 3000 réponses publiées de la part de l'équipe bénévole répondants issus des Eglises protestantes de Suisse romande.

www.questiondieu.com

Trois questions sur Noël

Pourquoi des bougies sont présentes aux cultes de l'Avent? André

L'Avent correspond au début de ce qu'on appelle «l'année liturgique»: durant une année, du 1er dimanche de l'Avent (littéralement: la venue) jusqu'au dimanche de l'année suivante, nous racontons l'histoire de Jésus et de sa présence dans le monde. Il faut donc imaginer que, dans cette histoire, les dimanches de l'Avent racontent que Jésus est absent du monde, mais que le monde se prépare à sa venue: le monde est dans l'obscurité, dit le prophète Esaïe, et la faible flamme des bougies va éclairer de plus en plus nos célébrations, jusqu'au jour de la naissance de Jésus, la vraie lumière du monde! Luc Ramoni

La fête de Noël: était-ce vraiment à cette date? ou était-ce juste une accommodation à la fête païenne de la renaissance de la lumière? Anonyme

En ce qui concerne Noël, la date fixée ne correspond à aucune réalité «historique». Personne ne connaît le jour de la naissance de Jésus. Le 25 décembre correspond bien à une fête païenne «évangélisée» ou «christianisée» du «sol invictus», de la lumière du soleil invincible. Michel Cornuz

Noël n'est-il pas un avant-goût de la résurrection avec sa promesse que la mort ne l'emportera pas (les nuits deviennent plus courtes, la lumière grandit), mais aussi une invitation à vivre ici et maintenant, pleinement, incarné dans le présent, dans la joie de ce qui est là: Jésus, et le royaume de Dieu avec lui? InadvTali

J'applaudis des deux mains à votre réflexion. Renvoyer le salut, la libération, la paix, la joie après la mort, ce serait rendre inutile l'incarnation de Dieu à Noël. Ce serait aussi mal comprendre l'enseignement de Jésus sur le règne de Dieu qui s'approche (Marc 1, 15). Dieu se fait proche maintenant, pas seulement dans un avenir indéterminé. C'est maintenant que Dieu veut se mettre à régner sur ma vie. Certes il n'y règne pas encore en plénitude, mais il y règne déjà. Il convient de maintenir la tension entre le «déjà» du règne et le «pas encore» de cette même résurrection. Ne conserver que le «déjà», ce serait ne pas tenir compte de la réalité qui s'impose à nous: Dieu n'est pas le maître de toute vie, la mort est encore une réalité qui m'attend. Ne conserver que le «pas encore», ce serait ne pas prendre Noël au sérieux, ce serait ne pas reconnaître que Dieu est mon créateur, ce serait désespérer de la possibilité qu'aurait Dieu d'agir ici et maintenant, ce serait vivre par procuration donc ne pas vivre vraiment, ne pas vivre authentiquement. Jean-Denis Kraege