Voyage
Malaga – Grenade – Cordoue – Séville – Cadix – Jerez – Ronda
Agenda
- Chrétienté et écologie
12 mars
- Calligraphie occidentale et latine
13 mars
- Cantate et Parole
14 mars
- «La croix, une pierre d'achoppement pour les premiers chrétiens»
16 mars
- «La Mère des dieux (‘Cybèle’) et le christianisme»
18 mars
Proposer un événement
Notre sondage
|
Protestants et...
|
Le vrai point à résoudre entre protestants et catholiques |
|
|
| 14-01-2008 | |||
|
Page 1 sur 2 La Semaine de l'unité des chrétiens, du 18 au 25 janvier, a 100 ans. Le professeur Shafique Keshavjee propose des pistes originales
«En situation extrême, le Vatican permet d'offrir l'eucharistie à un non-catholique, mais il n'autorise jamais un catholique à prendre la sainte cène protestante», explique Shafique Keshavjee, professeur de théologie œcuménique à l'Université de Genève. Où est le problème? Pas là où on croit, répond le théologien. Certes, il y a une différence sur la présence du Christ dans le pain et le vin - est-elle réelle ou symbolique? Mais le blocage n'est pas là. «Les catholiques ne disent pas que la matière pain devient le corps du Christ, mais plutôt que sa substance profonde le devient. Et du côté protestant, beaucoup disent que le Christ se donne vraiment là, ce n'est pas seulement symbolique.» Le nœud du problème«Le vrai point à résoudre, c'est qui préside l'eucharistie, affirme le professeur. S'il y avait reconnaissance des ministres des deux Eglises, l'intercommunion serait possible.» Explications. Les catholiques, comme les orthodoxes, exigent la succession apostolique pour qu'il y ait Eglise. Ils entendent par là la transmission d'évêque en évêque, depuis les apôtres, pour assurer la fidélité à la tradition. Les protestants de leur côté optent, non pour une transmission de type institutionnel, mais pour la fidélité à l'enseignement des apôtres. Il y a un point d'accord, révèle le professeur: «Les deux confessions admettent que la fonction épiscopale - le rôle d'évêque - existe. Chez les protestants, elle est d'abord collégiale: c'est le Conseil synodal, ou localement le Conseil de paroisse. Chez les catholiques, la fonction revient d'abord à un individu, avant d'être collégiale: des personnes ont autorité, instituée par le Christ.»
Dès lors, la question «la plus difficile et la plus passionnante» aux yeux du théologien est de savoir comment protestants et catholiques peuvent reconnaître mutuellement pasteurs et évêques. Il propose deux pistes originales. |
|||











Haut de la page