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Panorama
Les 500 ans de Pierre Viret Version imprimable Suggérer par mail
29-03-2011

Pour marquer l’anniversaire de la naissance du grand réformateur vaudois, le canton de Vaud et l’Eglise réformée se mettent en quatre. Spectacles, expositions, colloques, livres et autres événements marqueront le coup. Le journal «bonne nouvelle» s’y associe et présente l’itinéraire Viret à Lausanne et le spectacle «Le chaînon manquant»

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Place de la Madeleine

Photo : Gérard Jaton


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A
- L’église Saint-François

C’est de la chaire de l’église Saint-François que Pierre Viret se fait entendre pour la première fois, à Lausanne, dans un lieu de culte.

B - La ruelle Saint-François

C - Ruelle du Pont

D - La place de la Palud

E - Le couvent de la Madeleine
Après avoir commencé à prêcher dans l’église Saint-François, dans les rues et dans les tavernes, Viret reçoit l’autorisation, dès le 4 avril 1536, d’annoncer la Parole de Dieu dans l’église conventuelle de la Madeleine.

F - Les escaliers de la cathédrale

G - La cure
La cure posait ses fondations là où, aujourd’hui, se trouve la fontaine de Pierre Viret. Le bâtiment a été démoli lorsque la Ville de Lausanne a décidé de construire la rue Pierre-Viret, pour relier les deux quartiers de la ville, aux deux extrémités du pont Bessières. C’est ici que Pierre Viret a habité, dès août 1544, dans la belle maison d’un chanoine que l’autorité communale avait acquise pour en faire une cure, dite cure de la Madeleine, et qui fut occupée par des pasteurs jusqu’en 1838.

G - La fontaine Pierre-Viret
La fontaine, construite en 1921 pour fêter le 410e anniversaire de sa naissance, porte comme devise un extrait de son ouvrage «Du vrai ministère de la vraie Eglise de Jésus-Christ»: «Si je dois souhaiter que Dieu soit glorifié entre les hommes, où dois-je désirer qu’il le soit plus et plus tôt qu’au pays de ma naissance?»

H - La rue Louis-Curtat

I - La cathédrale

J - L’Académie
Quand Viret ne prêche pas, il professe à l’Académie, car c’est à lui que Berne a confié le soin de donner les leçons de théologie. Or cet enseignement est une des grandes joies de Pierre Viret. En fait, c’est la seule réussite qu’il peut véritablement enregistrer à Lausanne: la création du Collège et de l’Académie.

K - Le Château
«Nouveau» palais des évêques construit entre 1397 et 1406, le château Saint-Maire a été modifié et décoré à l’intérieur par Mgr Aymon de Montfalcon entre 1498 et 1517. Mais en 1536, lors de la conquête du Pays de Vaud et après que Sébastien de Montfalcon, le dernier évêque de Lausanne, s’est enfui, il devient le siège du bailli bernois.

  • bn

En savoir plus

  • Une brochure. Les commentaires sont inspirés de la brochure de Jocelyne Müller, «Sur les traces de Pierre Viret à Lausanne. Célébration des 500 ans de sa naissance», 34 pages, avec plan et itinéraire. Commande: 021 331 21 61. Prix: 7 fr. + port
  • Des visites guidées. Nous vous proposons une balade sur les traces de Pierre Viret à Lausanne, au départ de l’église Saint-François et jusqu’au Château Saint-Maire. A plusieurs reprises, durant cette promenade, la parole sera laissée à Pierre Viret.
    Les balades guidées commencent dès fin avril, sur rendez-vous pour des groupes entre 8 à 20 personnes. Prix: 5fr. Renseignements et inscriptions: Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir ou 021 331 58 08



Viret, le chaînon manquant

Un spectacle musical et théâtral va faire le tour du canton pour présenter le réformateur vaudois. Première à Orbe, lieu de naissance de Pierre Viret

«C’est ici la porte des cieux.» L’inscription au-dessus de l’entrée du magnifique et ancien temple d’Orbe annonce la couleur. Rien de tel qu’une citation de la Genèse pour reprendre les choses depuis l’origine. Ce sera le cas les 8, 10 et 13 avril, avec le spectacle «Pierre Viret, le chaînon manquant» qui y sera présenté, avant une tournée dans tout le canton. Pour fêter le 500e anniversaire du réformateur vaudois, enfant de la ville, Orbe s’est mise en quatre. Avec l’idée d’une pièce musicale de circonstance commandée au compositeur Frank Urfer, 56 ans, lui aussi un enfant du lieu. «Je ne me sentais pas de réaliser un oratorio sur un réformateur, explique le musicien, lui-même protestant. J’ai proposé de réaliser un spectacle qui aurait aussi une partie théâtrale et dramatique.» L’auteur en est Jean Néville Dubuis, metteur en scène et écrivain, lui aussi né à Orbe.

Le chaînon manquant? «Je me suis aperçu que Viret, malgré son importance dans la Réforme, ne figurait pas sur le Mur des Réformateurs à Genève. Je me suis demandé s’il y avait déjà là une de ces rivalités valdo-genevoises que nous connaissons bien. C’était juste le point de départ.» C’est aussi le thème de l’affiche, où Jacques Perrenoud a dessiné Pierre Viret qui fait sa place avec autorité au centre du Mur. Le spectacle est une manière originale de découvrir la vie peu connue du réformateur vaudois. «Je n’ai pas voulu expliquer sa théologie, note l’auteur et metteur en scène, en pleine répétition. C’est une évocation de sa vie. A commencer par des scènes vécues à Orbe, comme la dispute qui a surgi lorsque le réformateur Guillaume Farel a croisé sur la place un marchand d’indulgences. ‹En as-tu une pour qui aurait tué père et mère?› lui a-t-il lancé. Dans les échanges qui ont suivi, les arguments avisés du jeune Viret ont touché Farel, qui le fera venir à Lausanne, où il prêchera plus de vingt ans.» 

Moins connu du grand public que Calvin, Viret s’est toujours penché vers le peuple. «Il y a bien des savants, ils n’ont pas besoin de ma prose», disait-il. «J’apprécie son immense humanité», raconte Jean Néville Dubuis, qui a mis en mots et en scène ce chemin de vie mouvementé et plein de rebondissements.

Quamarco_ calamandreitre comédiens, un chœur de douze chanteurs, un orchestre de quatre cuivres et un percussionniste, le spectacle donne de Viret un portrait vif et actuel. Avec une mise en musique originale et tout en finesse. «Comme créateur, relève Frank Urfer, le défi était de dépoussiérer le message de Viret, qui a été l’un des réformateurs les plus apaisants. Il s’adresse à chacun en disant: ‹Il y a une part de toi qui est divine. Prends-toi en mains, sois collaborateur de Dieu plutôt que simplement son serviteur.» Le musicien reconnaît que de se plonger dans la vie du réformateur l’a rapproché de l’Eglise. «Pour moi, c’est un grand rôle de composition, sourit le comédien Marco Calamandrei, qui joue le rôle de Viret. Je suis catholique. Sa passion, sa volonté, sa foi aussi me plaisent.» L’acteur observe que le caractère des Lausannois, tel qu’il apparaît dans le récit historique, n’a pas beaucoup changé. «Ils trouvaient Viret trop rigoureux. Ils veulent bien l’écouter, mais pas trop.»

  •  V.Vt

A voir
  • Temple d’Orbe:
    vendredi 8 avril 20h, dimanche 10 avril 17h, mercredi 13 avril 20h
  • Temple des Tuileries de Grandson:
    vendredi 15 avril 20h
  • Temple Saint-François Lausanne:
    mardi 26 avril et mercredi 27 avril 20h
  • Temple du Cloître Aigle:
    vendredi 29 avril 20h
  • Temple de Château d’Oex:
    dimanche 1er mai 17h
  • Temple d'Yverdon-les-Bains:
    vendredi 6 mai 20h
  • Temple paroissial de Payerne:
    vendredi 13 mai 20h
    Sur internet: www.pierreviret-500-anniversaire.ch