Avril 2011
Agenda
- Crêt-Bérard : "Apprivoiser l’angoisse de mort pour vivre pleinement"
18 mai
- Musée Historique de Lausanne : "27ème Rencontre des Guets Européens"
19 mai
- Musée Historique de Lausanne : Journée Internationale des Musées
20 mai
- Musée international de la Réforme : Journée internationale des Musées
20 mai
- Connaissance 3 - Cours de 4 séances : "Histoire du judaïsme : judaïsme et modernité"
22 mai
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Flâneries protestantes au cœur de Paris |
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| 30-03-2011 | |||
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Les pas de la journaliste Anne Cendre nous font découvrir une centaine de rues portant le nom d’un protestant. Invitation à musarder
Dans une capitale catholique et laïque, cent protestants célèbres, c’est à la fois peu et beaucoup. «J’ai voulu rendre les protestants visibles», admet la journaliste de la radio Fréquence protestante, dont les programmes sont diffusés sur une chaîne… catholique. D’ailleurs – simple hasard? – ces rues protestantes sont le plus souvent courtes. Pas toutes jolies, avouons-le, mais toujours dans un quartier qui vaut le détour. «Levez les yeux lorsque vous vous promenez dans la ville!» répète Anne Cendre. Et découvrez mieux qui se cache derrière les noms des artères et avenues. Van-Gogh, Jean-Sébastien Bach, Pestalozzi, Le Corbusier, Rembrandt, André Gide, Arthur Honegger… «J’ai découvert une diversité passionnante de professions parmi nos protestants célèbres. Beaucoup sont fils ou petit-fils de pasteurs, sans doute parce qu’on trouve chez eux un goût prononcé pour l’instruction.» Une chose est sûre, les pasteurs eux-mêmes n’ont pas eu la cote, ou le pouvoir, à Paris: deux d’entre eux seulement ont une rue, alors que le plan compte pléthore d’abbés et de saints. Commençons par la rue Jean-Jacques-Rousseau, au sud du Jardin des Halles dans le 1er arrondissement. L’écrivain, né à Genève, y a eu son dernier logement parisien. Protestant d’origine, il a renoncé à sa confession avant d’y revenir, rappelle Anne Cendre, mais il a toujours été croyant: «Je suis chrétien, non comme un disciple des prêtres, mais comme un disciple de Jésus-Christ», écrivait le philosophe dont l’esprit critique a marqué son temps. Après avoir exploré les richesses de ce quartier plein d’histoire, remontons la Seine jusqu’au square Albert-Schweitzer, dans le 4e arrondissement. Un petit jardin et une place de jeux commémorent le célèbre docteur de Lambaréné au Gabon, Prix Nobel de la paix. Professeur de théologie et organiste, Albert Schweitzer abandonne tout à 30 ans pour devenir médecin, parce que «la seule vérité et le seul bonheur sont de servir notre Seigneur Jésus-Christ, là où il a besoin de nous», écrit-il en postulant à la Mission évangélique de Paris. La presse le qualifiera de «plus grand chrétien du monde». Mais le superlatif fâche celui qui se voit comme «un être simple qui veut faire découvrir aux hommes que la pensée les conduit… à l’amour».
Calvin méconnu
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