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Oeku Eglise et environnement soutient l'initiative pour une économie verte

L'organisation œcuménique «oeku Eglise et environnement» et la Commission nationale «Justice et Paix» de la Conférence des évêques suisses (CES) soutiennent l'initiative populaire «Pour une économie durable et fondée sur une gestion efficiente des ressources», dite «pour une économie verte».

L’initiative, soutenue par une large alliance d’organisations environnementales, d’associations de défense des consommateurs, de syndicats, de partis - y compris issus du camp bourgeois -, et même de représentants de l’économie, veut réduire d’ici 2050 l’impact écologique de la Suisse à un niveau que la nature puisse supporter.

Elle propose de le faire en suivant 3 axes: protection climatique, efficience des ressources et importations «propres». Son objectif permettrait de répondre à l’Accord de Paris sur le climat.

Un choix qui «s'impose sur les plans éthique et écologique»

Dans un communiqué publié vendredi 9 septembre, «Justice et Paix» et «oeku Eglise et environnement» estiment que l’objectif d’adopter une économie durable et qui ménage les ressources «s’impose sur les plans éthique et écologique».

Les deux instances affirment que l’initiative montre «un chemin praticable en proposant d’accomplir un pas nécessaire vers une diminution de notre atteinte à l’environnement». La préservation de la création constitue une tâche fondamentale pour tous les chrétiens.

Voyant que le contre-projet du Conseil fédéral à l’initiative pour une économie verte sous la forme d’une révision de la Loi sur la protection de l’environnement a été rejeté par le Parlement et considérant la gravité des défis actuels dans le domaine des changements climatiques, les deux institutions soutiennent l’initiative. Elles estiment en effet que chaque nouveau retard ne fait qu'empirer la situation.

Le volontariat ne suffit plus!

Les concepts adoptés jusqu’à présent – et qui sont essentiellement basés sur le principe du volontariat – ne sont pas en mesure de provoquer un retournement de situation en vue d’une stabilisation climatique et de faire face à la surexploitation des ressources naturelles, affirment de concert «Justice et Paix» et «oeku Eglise et environnement».

«Il ne s’agit pas seulement d’une question d’environnement. Cela concerne les êtres humains, partout dans le monde – et surtout les plus démunis! Et dans ce cas le volontariat ne suffit pas», affirme Thomas Wallimann-Sasaki, président ad intérim de «Justice et Paix». L’initiative vise à dépasser la confrontation entre consommateurs et économie. «La protection du climat ne peut réussir que si les deux parties tirent à la même corde!»

L'encyclique «Laudato si'» montre la  voie

Dans son encyclique «Laudato si'», le pape François a clairement mis en évidence les critères qui comptent dans ce domaine pour les chrétiens: «Qui ne prend pas soin de l’environnement – qui a été créé par Dieu – ne prend pas non plus au sérieux les êtres humains, et en particulier les pauvres et les défavorisés. Car l’exploitation de la nature va de pair avec l’exploitation des êtres humains».

«Justice et Paix», commission consultative de la CES, se consacre essentiellement aux questions sociales, sociétales, politiques, économiques et écologiques, dans une perspective d’éthique sociale. L’association œcuménique «oeku Eglise et environnement» organise des cours dans les communautés paroissiales en vue d’un comportement respectant  l’environnement, publie des dossiers sur «Un temps pour la Création», et décerne le certificat pour le système de management environnemental «Coq Vert» en Suisse. - cath.ch-apic/com/jp/be

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