Le site du mensuel de l'Eglise réformée vaudoise

Oser la beauté

Oser la beauté -

À la veille du jubilé des 500 ans de la Réforme, nous osons réaffirmer notre identité avec panache. Et à l’intérieur des églises réapparaissent les couleurs.

Non pas pour nous détourner de la seule adoration de Dieu, mais pour embellir le culte. Bien sûr, la plus belle des églises ne vaut pas d’être citée si rien de profond ne s’y passe. Pour moi, sa vocation se situe dans le rassemblement des fidèles qui se laissent interroger par les paroles de l’Evangile, prient et chantent ensemble. Et cette harmonie est à trouver dans l’équilibre entre ce que nous voyons, ce que nous entendons et ce que nous vivons ensemble. Les traces ternes du passé sont toujours visibles. Mais la sobriété, voire l’austérité n’était voulue par les réformateurs dans les églises que pour placer le fidèle en contact direct avec le Christ, à l’image de Zwingli. Il avait mis en garde les autorités contre les éventuelles destructions d’objets d’adoration, après la deuxième Dispute de Zurich en 1523. Après une seule nuit de débordement, les communes ont organisé l’évacuation des objets et la restitution à leurs propriétaires.

Cinq siècles plus tard, Dieu merci, l’évolution d’une Eglise en lien avec la société permet la fantaisie. Avec un intérieur soigné, décoré avec goût, l’église est plus accueillante. Elle inspire la confiance et stimule la créativité. Au-delà de l’édifice religieux, l’expérience récente de la Maison des Cèdres, dans laquelle le siège administratif de l’Eglise réformée vaudoise a pris ses quartiers, en témoigne. Le beau n’empêche pas l’utile, le confortable, mais favorise le bien-être de tous. Tout comme nous nous appliquons à recevoir des amis le mieux possible chez nous. Parce qu’ils sont précieux à nos yeux, nous aimerions qu’ils s’y sentent bien.

// Esther Gaillard, Conseillère synodale

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