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Contempler l’hiver

Bastian Keckeis « La nature se repose pour préparer son renouveau. Pourquoi ne pas faire pareil ? », nous invite Bastian Keckeis. « La nature se repose pour préparer son renouveau. Pourquoi ne pas faire pareil ? », nous invite Bastian Keckeis. -

Une randonnée méditative en pleine forêt fribourgeoise. Bastian Keckeis vous emmène sur les chemins de l’introspection

«Les arbres ont abandonné leur feuillage à l’automne. Nus, en hiver déjà leurs bourgeons qui écloront au printemps sont visibles. La nature se repose pour mieux préparer son renouveau. Pourquoi ne pas nous aussi faire pareil ? » Bastian Keckeis, accompagnateur en montagne, nous invite à contempler cette nature au repos de la Singine, dans les Préalpes fribourgeoises. Loin de l’agitation du quotidien. Les marcheurs se perdront dans les forêts humides qui tapissent le versant nord du Gross Schwyberg une journée durant, pour glisser dans l’introspection. Avec l’espoir que la neige soit au rendez-vous. « Dans son manteau d’hiver, la nature offre peu de distraction. Et ce qui repose l’œil repose aussi l’esprit. » La marche se fait le plus souvent en silence, pour se concentrer sur ses pensées. Le guide emmène avec lui des exercices de méditation. « Déposez vos tracas sur le papier, pour les partager avec le groupe ou simplement les enterrer. Devant un pont, au pied d’un col, mais avant un passage, pour les laisser derrière soi. » Ou s’isoler un instant, pour écouter les bruits de la nature. « Le silence domine en hiver. Un temps pour s’arrêter de penser parfois. » Les marcheurs peuvent observer des larves d’insectes, vestiges de leur présence passée. « Quelque part, sous terre, ils se préparent à revenir. » Bastian Keckeis fait le lien entre le repos immuable de la nature et le fonctionnement de l’humain. « L’hiver est une saison de transition qui invite à l’errance essentielle, au lâcher-prise, pour repartir sur de bonnes bases au printemps. » Dans cet entre-deux de questionnement, l’humain doit « accepter cette insécurité ». En prendre conscience permet de ralentir, dans une société où tout va trop vite. Marcher, c’est aussi renouer avec le rythme naturel de l’homme. « Un effort qui dissout nos défenses pour accéder au sacré, présent dans les petites choses de tous les jours. » En cas de neige, c’est en raquettes que se fera la transhumance. « Une marche ralentie, qui transforme la neige en paysage presque nu et humble. Une sensation de vide, une période de flou à expérimenter et à accepter. » 

// bn

  • Sortie hivernale en contemplation Samedi 21 février, une journée pour moyens et bon randonneurs, avec quatre heures effectives de marche. Départ et arrivée au centre de Plasselb, accessible en transports publics depuis Fribourg. Prix : 60 fr. Ne pas oublier : habits d’hiver avec couches de réserve, souliers chauds et imperméables, sac à dos avec pique-nique et boisson chaude, bonnet, gants, lunettes de soleil, bâton de marche si nécessaire, crayon et papier et des raquettes en cas de neige. Informations et inscription : www.latracebleue.ch 
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