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Une pluie de révérends chantent le blues à Crissier

Ronan Goldman Reverend KM Williams, du Texas à Crissier Reverend KM Williams, du Texas à Crissier -
La 7e édition du Blues Rules Festival de Crissier (20-21 mai) prend des airs de Mississippi. Parmi les invités, de nombreux révérends convertis au blues ou maîtres de gospel.
Ainsi de Brother Mississippi Gabe Carter, blanc de culture noire, qui vient de Chicago où il enivre les églises de son gospel électrisant. Ou le Reverend Deadeye, surnommé ainsi depuis qu’un serpent lui a brûlé une rétine de son venin. Il n’a alors perdu ni sa foi en Dieu, ni celle de la musique, qu’il joue tel un prêche extatique. Plus rock n’ roll, Reverend James Leg réinvente le genre en mêlant blues, gospel, country et jazz. Osons encore mentionner le Reverend Beat-Man, bien connu des amateurs de punk-rock, qui lui joue davantage du blasphème et d’un rythme auquel il est difficile de rester indifférent. Reste le Reverend KM Williams qui nous a accordé une interview depuis son Texas natal à retrouver ici et dans le prochain numéro de «bonne nouvelle», dont le dossier est consacré au gospel à l’occasion du 13e GospelAir, qui fait par ailleurs l’ouverture du Blues Rules Festival.
 
-Reverend KM Williams, d’où vous est venu ce goût du blues?
-A l’âge de 7 ou 8 ans, j’ai eu la chance d’avoir rencontré le grand bluesman Elmore James, qui m’a offert un petit cours de guitare. Mais j’y suis venu plus tard, à 24 ans, au moment où je me suis converti à la Church God in Christ et que j’ai commencé mon ministère.
-Vous jouez principalement du blues. Quel est la différence avec le gospel?
-Il n’y en a pas, les racines musicales sont les mêmes. Ce qui change ce sont les thèmes. Le blues est plus "oh baby pourquoi m'as-tu quitté?", le gospel parle de Jésus et du Seigneur. Il me serait difficile de citer ma chanson de gospel préférée, c'est comme dire quel est mon morceau de blues favori, il y en a tellement! Mais en y pensant, il y en a deux que je chante, "Jesus I love you" et "I thinking of Home", qui parlent d'amour et du blues.
-Qu’est-ce que cela change de jouer dans une église ou un club?
-Je ne fais pas de différence entre jouer dans l’une ou l’autre dans la mesure où c'est la même vérité que je transmets aux gens. Je crois que la musique m'a été donnée par Dieu pour transmettre la vérité.
 
Blues Rules Festival, 20 et 21 mai, Crissier, un jour: 45 fr, deux jours: 80 fr. Gratuits pour les moins de 14 ans. Programme et information: www.blues-rules.ch
SB
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