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22 juin
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Panorama
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Noël, fête magique des petits |
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| 23-11-2011 | |||
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Si Noël fait le bonheur des enfants, ce n’est pas seulement grâce aux guirlandes, aux cadeaux et au sapin, mais aussi parce que le Christ y est représenté comme un tout-petit auquel ils peuvent s’identifier
Un lien entre le ciel et la terreCet engouement, Patrice Haesslein, pasteur et aumônier cantonal de l’enfance, l’explique par l’importance que l’on donne aux enfants. «Ils sont sensibles à l’attention que l’on porte à la naissance de Jésus. Les enfants comprennent que le Christ, même tout petit, est une source de dons et de bénédictions appelée à croître. Ils s’identifient à lui. Comme Jésus, ils sont dignes de respect et d’amour, et destinés à faire fructifier leurs dons.» La fête de Noël puise ses racines dans un événement qui peut parler à tout le monde. «Dieu s’incarne sur Terre sous la douce présence d’un nouveau-né. Fragile, il a besoin que nous prenions soin de lui. La naissance du Christ relie le ciel et la terre: grâce à lui, mon quotidien prend un nouveau sens», explique le pasteur. Cet événement rassemble les grands et «les petits, qui y trouvent leur place. En jouant des spectacles, en décorant l’arbre de Noël ou en apprenant des chants, ils peuvent vivre la fête aussi pleinement que les adultes», explique Patrice Haesslein. Prendre le temps de s’émerveillerSelon lui, les enfants aiment aussi Noël parce que la naissance du Christ est «une belle histoire et les belles histoires, on en a tous besoin: elles nous rajeunissent et nous font du bien!» souligne l’aumônier. S’émerveiller, imaginer un récit... Autant de qualités précieuses que l’on peut redécouvrir à Noël, quel que soit notre âge. «Le message derrière cette naissance peut être transmis de plusieurs manières. L’important, c’est qu’il nous invite à avoir confiance et à redécouvrir notre disponibilité aux joies et aux souffrances des autres», affirme le pasteur. Parler de Noël n’est pas toujours facile. La télévision et les jeux vidéo envahissent l’imaginaire des enfants. Patrice Haesslein a tout vu: les parents un peu maladroits qui ne savent pas trop comment parler de Noël, les perfectionnistes qui oublient un peu de laisser parler leur cœur... «On pourrait croire que couvrir nos enfants de cadeaux suffit à leur bonheur. En réalité, la société de consommation les laisse sur leur faim», soutient le pasteur. Se laisser gagner par la poésie de Noël et parler spontanément aux petits est la meilleure des attitudes. Lire une histoire, construire une crèche, préparer à manger ou jouer aux lego, peu importe comment on transmet la tradition: l’essentiel, c’est d’être à l’écoute des envies des plus jeunes. En toute authenticité, et pour «continuer à tisser ces liens qui font toute la magie de la fête de Noël», conclut Patrice Haesslein.
Paroles d’enfants Entre deux chants de Noël, nous avons demandé à six petits écoliers du village de Ropraz ce que représente cette fête pour eux. Noan, 7 ansNoël, c’est: Des cadeaux, mais je trouve qu’il y en a jamais assez! Il aime: Quand le Père Noël est généreux. Il m’a offert une fois un train électrique. Telja, 10 ansNoël, c’est: La naissance de Jésus. Et Jésus, c’est mon sauveur! Elle aime: Recevoir beaucoup de cadeaux sous le sapin. Clémentine, 10 ansNoël, c’est: Des cadeaux et une réunion avec ma famille. Elle aime: Chanter des chansons devant tout le monde et faire le spectacle du Culte de l’enfance. Je suis un peu timide, mais c’est une supersoirée. Jeremi, 8 ansNoël, c’est: Revoir mes oncles et tantes, mes cousins et mes grands-parents. Ils vivent loin, donc je ne les vois presque jamais. Il aime: Voir tout le monde qui arrive à la maison pour faire la fête. Roxanne, 7 ans et demiNoël c’est: De la joie, on reçoit des cadeaux et on se réunit tous autour du sapin. Elle aime: Les cadeaux. Je joue tout le temps avec un que j’ai reçu, une dînette avec des nounours dessus. Théo, 5 ans et demiNoël, c’est: Quand le Père Noël vient mettre les cadeaux autour du sapin.
Quatre livres de Noël
Conte de Noël «Le petit cireur de souliers»Cette année-là, l’hiver est rigoureux. Le vent pénètre dans les chaumières, la brume recouvre les ruelles encombrées de gens emmitouflés. C’est la veille de Noël et chacun achète jouets et parfum. Dick, le petit cireur de souliers, quitte sa chambrette, sa lourde boîte de cirages et de brosses suspendue à son cou. Il n’a plus ni père, ni mère. Dans sa maison vivent une vieille dame et un cordonnier qu’il connaît à peine. Dick est glacé. Ses semelles trouées laissent passer le froid. Il arrive dans la Grand Rue élégante. Des dames portent des paquets enrubannés. Devant un magasin, il se met à crier: «C’est Dick, le petit cireur aux brosses colorées, Mesdames et Messieurs, faites briller vos souliers!» Des bourgeois parfois s’arrêtent, lui tendent leurs chaussures vernies et lui lancent un penny avant de héler un fiacre. Parfois, une voix de femme lui parvient d’une demeure: «Viens par ici petit cireur!» Il pénètre alors dans un salon illuminé par un feu. C’est si bon de humer la cannelle! Sous le sapin bientôt vont étinceler les souliers des enfants. Pour un shilling, Dick frotte et lustre le cuir. Mais déjà, il est dans le brouillard glacial. Dick a le cœur si gros qu’il décide de s’offrir lui aussi un cadeau, de fêter Noël, de faire semblant d’être gâté. Il range ses brosses et ses cirages et crie: «C’est Dick, le petit cireur qui en a assez de cirer vos souliers, Mesdames et Messieurs, laissez-moi passer!» Dick entre dans un magasin de lainages et s’achète un bonnet chaud et moelleux. Léger, il quitte les quartiers chics, en direction de son logement. Soudain, il heurte une forme blanche. C’est un pigeon transi: «Pauvre pigeon, tu es tout seul dans cette nuit d’hiver! Tiens, je te donne mon bonnet.» Le pigeon respire faiblement. Dick s’en va, le cœur lourd et léger à la fois. Il arrive à la maison, si las que des larmes coulent sur ses joues. Il ouvre la fenêtre et jette ses souliers: «Je n’ai jamais rien dedans, ni cadeau, ni même une orange!» Dick sanglote, puis finit par s’endormir. A ce moment-là, le cordonnier sort de chez lui et reconnaît les souliers du petit cireur: «Tiens, tiens, mais ce sont les chaussures de Dick! Il y a longtemps que j’aurais dû les réparer!» A ce moment-là aussi, le pigeon revigoré par la douceur du bonnet cherche son bienfaiteur. Il heurte la fenêtre éclairée de son bec; la vieille dame l’ouvre, amusée de voir un pigeon tenant en son bec… un bonnet! «Oh! Mais ce doit être le bonnet du petit cireur de souliers!» La vieille dame brode la bordure du bonnet. Lorsqu’elle sort sur le palier, le cordonnier est en train de monter, les chaussures réparées à la main. «Allons-y ensemble!» Dick est toujours endormi. «Qu’il fait froid, ici! dit le cordonnier, je vais chercher du bois!» «Que c’est poussiéreux ici», dit le pigeon, et de ses ailes il chasse la poussière. «Je vais chercher le gâteau de Noël que j’ai préparé», dit la brodeuse. Lorsqu’elle revient avec la bûche, un bon feu crépite dans la cheminée et Dick s’éveille. Il se frotte les yeux, sourit et pleure en voyant ses chaussures réparées et garnies… d’un bonnet brodé, à côté d’un pigeon qui roucoule et de ses voisins. «Joyeux Noël, Dick! Nous serons désormais ta famille!» ?
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