Les éditions
Février 2012
Agenda
- Retraite pour entrer dans le temps du Carême
22 février
- «Quand le verre vire au rouge» par Dominique Fontaine
23 février
- "Comment nouer d'emblée de bonnes relations avec ses semblables?" par Arek Gurunian
23 février
- Retraite d'un après-midi pour l'ouverture du Carême
25 février
- "Lectio divina" au fil de l'évangile de Marc
25 février
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Je vais y réfléchir
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Libérer notre être pour changer le monde? |
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| 19-01-2012 | |
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Réchauffement climatique, gaspillage des ressources, épuisement des humains…
Qui participent de l’imbrication subtile entre la logique du capitalisme, notre système de représentations et certains ressorts intimes de notre être. Le capitalisme est plus qu’un mode de production et d’échange des richesses. Il constitue un esprit, un imaginaire tissé de valeurs individuelles – liberté, réussite matérielle – et d’indicateurs de performance – compétitivité, rentabilité – qui formatent notre culture, collective et individuelle. Il n’est donc pas seulement extérieur à nous, mais également au-dedans de nous. Le système capitaliste vit en nous – souvent à notre insu – à travers l’illusion de la consommation comme source de bonheur, la croyance en la toute-puissance de la technique, la désacralisation de la nature réduite à un stock de ressources. A travers aussi – via la publicité – une extraordinaire capacité à capturer et manipuler nos affects les plus profonds: notre puissance de désir et la peur de manquer, expression de notre angoisse de la mort. C’est à la lumière de ces mécanismes intérieurs qu’il convient d’agir si nous entendons sortir du système qui détruit notre planète. Cela engage notre responsabilité, suppose un travail de conscience et de libération intérieure. Si le capitalisme vit en nous, notre être n’est pas réductible à l’«homo œconomicus». Il y a en chacun de nous une énergie qui résiste, qui aspire à autre chose. C’est cette partie irréductible – l’image de Dieu en l’homme – qu’il convient d’éveiller et de cultiver. Afin de mettre en boucle transformation spirituelle de soi et transformation structurelle du monde.
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Globalisé et gouverné par la finance, notre mode de développement est non durable et inéquitable. Nous le savons, nous nous indignons, mais rien ne change vraiment. Pourquoi le système résiste-t-il aux crises à répétition qui en révèlent le caractère absurde et destructeur? Pourquoi poursuit-il sa course dans le mur, malgré des critiques toujours plus vives, y compris des élites?
Plusieurs éléments expliquent cette inertie. Des facteurs structurels liés aux jeux de pouvoir, d’intérêt et d’influence des acteurs de la mondialisation comme les Etats, les multinationales, l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et le Fonds monétaire international (FMI). Mais aussi des raisons plus intérieures, spirituelles.
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