Les éditions
Février 2012
Agenda
- Temps de pratique de la Lectio Divina
19 juin
- Couleurs d’Évangile
22 juin
- Lectio divina œcuménique (avec Luc)
22 juin
- Cette musique qui nous élève...
22 juin
- Déployer et concentrer son énergie (Stage de QI GONG)
23 juin
Proposer un événement
|
Suivez le guide
|
Cherchons crédo pour aujourd'hui |
|
|
| 19-01-2012 | |||
|
Plus de trente personnes ont participé au concours Credofolies. Et trouvé une manière originale de dire leur foi. Exposition
Le langage est souvent poétique, comme s’il n’était pas si simple de dire ce que nous croyons. «Le poète, comme l’artiste, joue avec des formulations évocatrices autant qu’avec des énoncés ciselés.» L’organisateur voit un intérêt supplémentaire à cette recherche. «Les autorités de l’Eglise vaudoise souhaitent encourager les fidèles à exprimer leur foi et à en rendre compte.» Jadis, cela allait presque de soi d’être chrétien, d’être protestant. Il n’y avait nul besoin de s’en expliquer. «Dans le paysage interreligieux d’aujourd’hui, cela n’est plus le cas. Il incombe à chacun de se donner les moyens de rendre compte de sa foi.» L’exposition des travaux soumis, à la cathédrale, illustre cette diversité: «Celui qui cherche une expression commune de la foi aura peut-être un sentiment d’éclatement, prévient Olivier Favrod. Celui qui est à la recherche d’expressions de la foi qui puissent être reçues dans le monde d’aujourd’hui aura plutôt l’impression d’une diversité réjouissante. La foi n’est pas figée. Elle est appelée à évoluer. Si Dieu reste lui-même, notre manière d’y croire et d’en rendre compte bouge.» Les réformés, il y a cinq siècles, ont déjà rédigé des «confessions de foi» et publié des textes comme «La Confession de La Rochelle» en 1559, ou «La Confession helvétique postérieure», à Zurich en 1566, qui avaient pour but d’exprimer au mieux la foi réformée, dans sa contradiction avec la foi catholique. Parallèlement, les réformés ont continué à se référer à des confessions de foi anciennes comme le Symbole des apôtres, du IIIe siècle, ou celui de Nicée-Constantinople, qui date de 381. Certaines Eglises protestantes, l’Eglise genevoise par exemple, se sont dotées d’une expression officielle de leur foi qu’elles ont fait évoluer au fil du temps. D’autres Eglises n’en ont pas, comme l’Eglise réformée vaudoise, dont les membres se reconnaissent par le respect de «principes constitutifs». Cinq siècles se sont écoulés depuis la Réforme. Affirmer péremptoirement la toute-puissance de Dieu n’est plus aussi évident qu’autrefois. Le féminisme étant passé par là, faut-il parler d’un Dieu Père et Mère? L’individualisme ambiant ne simplifie pas la question. «Chez les réformés, in fine, la foi et son contenu sont quelque chose d’éminemment personnel, conclut Olivier Favrod. Cela encourage le protestant à chercher l’expression propre de sa foi. S’il y a adhésion, c’est adhésion au Christ, avant que ce soit adhésion à une Eglise dans sa manière d’énoncer la foi.»
En voir plus
|
|||









Le pasteur Olivier Favrod l’a organisé: «Les chrétiens du Ve siècle disaient croire à la résurrection de la chair. Il est difficile de dire aujourd’hui la même chose en espérant être compris. Plutôt que de donner des explications supplémentaires, nous voulons tenter de redire les choses avec des mots qui parlent.»
Des gens de tous âges ont participé, des groupes d’éveil à la foi chez les tout-petits jusqu’aux personnes âgées. Textes, dessins et peintures, moulages et sculptures, musiques et installations multimédia, visages, animaux, arbres ou calligraphies… les formes les plus diverses ont été utilisées pour exprimer la foi.
«Témoigner de sa foi n’est pas seulement rendre compte d’un contenu avec des phrases, mais aussi partager un ressenti, une expérience, un vécu», note le pasteur.
Haut de la page